‹ Felicien Rops et son œuvreChapitre 20 sur 30 · LE RAPPEL · texte numérisé non relu

LE RAPPEL

n'eut été que la suite des Cent Croquis. Dans une lettre à M. Noilly, Rops explique son titre «le Diable peut tout voir» c'est sa seule raison d'évoquer cette vieille entité de la superstition, et son diable est beaucoup plus près du Diable boiteux, des diables d'un Le Sage et d'un Cazotte qui toujours hantèrent les romantiques que de celui des inquisiteurs ou de J.-K. Huysmans; le diablotin de Rops ne se distingue pas de ses satyrions.

Ce sera l'Album du Diable, parce que le Diable peut tout voir; il est donc commode à l'artiste de le faire intervenir pour figurer tous les spectacles et supposer un reportage satanique des scènes et des chocs de passion les plus secrets.

Le nu de Rops est rarement du nu total; dans cette œuvre si variée on en trouve cependant. C'est Messaline (Lassata) aux yeux creux, (que tout de même enguirlandent un peu des débris de la chemise lacérée), c'est l'Androgyne de la grande Lyre. Aussi il jette des nus en décor des souvenirs

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