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Félicien, souvenirs d'un étudiant de 48

Encore ici, et malgré la part qu'il a faite à la fiction, il se montre ce qu'il fut avant tout, historien véridique, républicain convaincu. C'est le récit de sa jeunesse aux idées généreuses, aux élans de gaieté, aux espoirs invincibles, secouée et meurtrie, mais non point terrassée, par le drame de sang et de boue dans lequel sombra la deuxième République : confidences naïves et touchantes, histoire instructive et éducative entre toutes, et qui méritaient de survivre à la publication éphémère dont elles ont été l'objet il y a une vingtaine d'années.

Telle était l'opinion d'un maître, de Jean Macé, l'illustre fondateur de la Ligue de l'Enseignement. Il avait eu en Chassin, avant 1870, un de ses plus actifs lieutenants ; contre le Seize-Mai, il avait combattu avec lui, au premier rang, dans la Semaine républicaine. Le 26 septembre 1885, il lui écrivait, spontanément :

(( Il m'est tombé dans les mains un des numéros du « Rappel, où a paru votre Félicien. Il m'a fort intéressé. « J'y ai retrouvé mes propres impressions du commente cernent de 48. Pourriez-vous m'a voir au journal la « série des articles parus, et me l'envoyer? Il me semft ble que cela fera un bon livre de bibliothèque popu- « laire. Si le Siècle veut un compte rendu quand il

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