TENDRESSE-TRISTESSE
Mais de nouveaux sentiers s'ouvrent à ma tristesse.
Quand les jours sont moins longs cessent-ils de courir ?
Un cœur tendre s'y cache au jour qu'il semble craindre
A force de bonheur soyez encor plus belle. Et qu'au réveil l'amour vous le dise à genoux.
Le cœur qui vous aima ne peut jamais changer.
Quand je vous y vois prendre en secret pour vous-même (au miroir) Tout le plaisir que l'on goûte à vous voir.
Votre bonheur me tenait lieu du mien .
Pour beaucoup d'avenir j'ai trop peu de courage.
Je vais d'un jour encore essayer le fordeau.
Et pour d'autres que moi le printemps était beau.
Sa fuite entre nos bras n'avait plus de passage.
Il est doux en passant un moment sur la terre D'effleurer les sentiers où le sage est venu ;
1 18 A UTELS PRIVILEGIES
D'entretenir tout bas son malheur solitaire
Des discours d'un ami qu'on pense avoir connu.
Chaque pleur de mes yeux me rappelle son nom.
Cette âme où ne tremblait ni repentir ni larme Aimait ! aimait ! et puis, comme si quelque charme Mis entre elle et le monde eut isolé ses pas, Elle errait dans la foule, et ne s'y mêlait pas.
Mot sans faste, mot vrai, lien de l'àme à l'âme, (au revoir)
Pour aider tes chagrins, j'en ai fait mes douleurs,
Que vous soyez pour nous la charité qui pleure Ou la muse qui chante afin d'arrêter l'heure Ou la femme rêveuse au bord de son miroir Vous êtes toujours vraie et toujours belle à voir.
L'âpre misère enfin, cette bise inflexible
Q.ui détruit lentement ce que Dieu fit sensible.
Enfant plein de musique et de mélancolie, i
Tout est dans ce beau livre écrit avec des flammes Reliquaire d'amour qui fait rêver les femmes.
Non la vierge allaitante et ruminant le ciel
N'a pas souri plus vierge aux mains de Raphaël.
I Brizeux — avec cette transposition de son œuvre et de sa Marie.
Léopardi, doux Christ oublié de son père. Altéré de la mort sans le ciel qu'elle espère
Ke pas consoler Vange attristé dans son canr.
C'est beau la jeune fille Qjai laisse aller son cœur Dans son regard qui brille Et se lève au bonheur.
Oui la vie est malade avant que tu l'effleures.
Car on dirait que créés pour souffrir Nous ne pouvons qu'à peine être heureux sans mourir.
La fange des ruisseaux qui consterne mes pas, Et la foule déserte, où tu ne descends pas.