‹ FélicitéChapitre 15 sur 24 · L'AMOUR DES FLEURS · texte numérisé non relu

L'AMOUR DES FLEURS

Il semble que les fleurs alimentent ma vie.

Vois dans l'eau, vois ce lys dont la tête abaissée Semble se dérober au sourire des cieux.

Dieu couvrez-le des fleurs qu'en silence il cultive.

En voyant fuir mes fleurs que n'attendait personne

Fleur naine et bleue et triste où se cache un emblème (myosotis)

Où l'absence a souvent respiré le mot : J'aime !

Où l'aile d'une fée a laissé des couleurs

Toi qu'on devrait nommer le colibri des fleurs

Va donc comme un œil d'ange éveiller son courage.

Quand Voiscaii sans musique erre aux champs sans couleurs. Je ne me sens pas vivre et je ressemble aux fleurs Aux pauvres fleurs baissant leurs têtes murmurantes Et qu'on prendrait de loin pour des âmes pleurantes.

Un ruban gris qui serpentait dans l'herbe De réséda nouant l'humide gerbe

Et votre vie à l'ombre est un divin moment

Inclinez-vous le soir, sur les dernières larmes Qui s'épanchent sur vous du fond de mes secrets.

i64 AUTELS PRIVILÉGIÉS

Par les beaux clairs de lune aux lambris de ma chambre Que de bouquets mourants vous avez fait pleuvoir !

Sortis de vos plis verts où les jasmins respirent Q ue de songes sur moi vinrent causer le soirl

Croyant que les fleurs ont aussi leurs familles Et savent pleurer comme les jeunes filles.

Page 1