SCÈNE VI
PouUTRÉ, Fécix, ToINon.
Wéuix.— Allons, c’est donc fini... Oh! les trattres!.… (Il con-
temple son fusil et l'embrâsse.) Adieu, mon fidèle mousquet, :
voilà la deuxième fois que tu combats pour la patrie, puisses-tu, dans des jours meilleurs, être encore le défenseur de la bonne cause! (Il suspend son fusil au mur et s’assied tristement .)
Tormon.—Mon capitaine... sans vous interboliser. .. (Silence. ) Sus vot’ respect, mon capitaine.
Féux,—Que me veux-tu?
Toimox. —C'est que, mou capitaine, ss |
Féuix.—Auù diable avec ton capitaine, qu'est-ce que tu me veux ?
Toinon (à part).—Ste, Anne du Nord ! comme il est suspèque. ... (Haut.) C'est que j'aurais comme manière d'une petite commission...
Férx.—Qu'est-ce que c'est?
Toinon.—Ben, c'est un grand monsieur... C'est ben... queuque ginéral, j'erois ben... qui m'a dit comme ça: Connais-tu Félix Pontré ?—Le p'tit Félisque au père Poutré, que j'dis, ben j'penseriis...—Tu vas aller le trouver, qui me dit.—Ça y est, que j'dis. J2 vous ai t'y dit qu'y en avait deux générals ?..,
Féuix.—Vas-tu achever une fois? et ta commission ?
Toixox.—Ben v'là ; tu dira: à monsieur Félisque, qui me dit, que Gamel...
Féuix.—Hein ?
Toinon.—Que Camel est par icitte, épi qui faut que vous mettiez la main dessus, passeque...
Féux:-Canel, sorti de prison !... C'est impossible,
PouTré.—C'est tellement possible qu’il était ici il n’y a pas une heure.
Fix. -Je suis perdu !... Cet homme-là a juré ma perte. Je suis déjà dénoncé, j'en suis sûr.
Toinon.—Bon, à c't’heure que ma commission est faite, j'vas aber serrer le sabre à mon grand-père. A la revue! (S'en allaut.) C'Camel-là, allez, c’est p'tit! (Il sort.)