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LA VENTE DE CHARITÉ

es esprits, brillants mais chagrins, ont faite de charité en particulier; et mème, il faut

fines Mu KŒCHLIN-SCHWARTZ ass résidente de l'Union des Femmes de France (ASSISE DEVANT LE COMPTOIR N° 1).

et ces Jeunes filles étaient heureuses ct intéressées par leur rôle de vendeuses d’un jour. Mais peut-être ne SaVEZ-Vous pas, où ne voulez-vous pas savoir, terribles redresseurs des torts SOCIAUX, tout ce qu’une œuvre pareille — que tout le monde connaît au moins de nom et dont on sait le but - léprésente d'efforts continus. de travail Quotidien, pour les membres

actifs d abord et même pour les simples adhérentes.

Il y a exactement vingt ans que

fut fondée l'Union des Femmes de

France, en 1881; reconnue d'utilité

publique le 6 août 1882, elle était rattachée officiellement, quatre ne lus tard, au service de Santé Pr

Car il ne faut pas oublierque l Union est l’un des éléments (l’élément essentiel) dela section française de la « Croix Cest à dire de cette belle et

vaste association humanitaire et universelle qui fut le résultat de la célèbre « Convention de Genève » en 1863.

C’est par le décret du 19 o:tobre 1892 que son rôle et son but sont le plus nettement définis. Ils consistent :

. © 19 À créer dans les places de guerre, villes ouvertes et autres localités désignées par le ministre de la Guerre ou les généraux commandant le territoire, sur la proposition des directeurs du service de santé, des hôpitaux auxiliaires destinés à recevoir les malades et blessés de l’armée, qui, faute de place, ne pourraient être admis dans les hôpitaux militaires ;

« 2° À prêter son concours au service de l'arrière en ce qui concerne les hôpitaux auxiliaires de campagne de ce service ;

« 3° A faire parvenir aux destinations indiquées par les mimistres de la guerre et de la marine les dons qu’elle recucille pour les malades et les blessés, » (Art. 2 du décret du 19 octobre 1892.)

L'extension de la Convention de Genève aux guerres maritimes lui crée en outre la charge de prévoir des ambulances et des hôpitaux pour ce nouveau service,

Pour remplir dignement cette tâche patriotique, l’Union des Femmes de France fait appel à tous: aux personnes aisées, elle demande un peu de leur argent, sous forme de cotisation annuelle ou de dons ; aux travailleurs, elle demande un peu de leur temps pour suivre les cours du soir (publics et gratuits) afin d'acquérir les connaissances pratiques d'hygiène et de soins aux malades, dont ils trouveront l’utile application dans la vie de chaque jour, en cas de guerre et d’épidémic.

Son travail personnel est considérable et tous, depuis la présidente jusqu’à la plus modeste des élèves si assidues des cours et des conférences, ont besoin d’unir leurs efforts pour faire face aux nécessités d’une si vaste organisation.

Que l’on veuille bien songer, en effet, à ce que représentent de responsabilité l’établissement et la surveillance de cent cinquante comités répartis dans toute la France territoriale, la réception et l'expédition des envois de toutes sortes, le maniement de capitaux importants à en juger par le chiffre des envois d'argent aux colonies dans les dix dernières années: 519,679 francs, enfin l'instruction, dans les différentes sections, des très nombreuses adhérentes-élèves…. sans oublier les soins qu’appelle l’organisation d’une vente comme celle dont nous parlons aujourd’hui.

Il est vrai que le succès est une bien douce indemnité, et quelques-unes de nos lectrices savent, pour l'avoir vu, le succès de la vente de cette année.

Quel gracieux affairement chez ces dames et comme il faut leur savoir gré d’avoir permis au photographe de Femina de les encombrer de son appareil en un pareil moment! Aussi avons-nous la joie d’avoir « pris » sur le vif tous les jolis comptoirs. avec leursaimables vendeuses, à commencer parleurrespectée présidente, M" Kæchlin- Schwartz, l'une des premières «chevalières »

NS

[ ( . Ms de Montaut, Mr° Demouy, directrice du matériel. membre du conseil.

UN coin Du BUFFET.

de la Légion d'honneur.

Et voici, du reste, l’'énumération exacte

APRÈS LA veNTE : la recette, 37,000 francs

Le Comproir N° 2.

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