I LÉON, JOSÉPHINE
LÉON. Le bonheur va donc commencer pour moi ; car nul obstacle maintenant ne pourrait retarder notre mariage.
JOSÉPHINE. Je serai bien belle ainsi, n'est-ce pas?
j LÉON, avec chaleur. Charmante!., mais chaque instant que je laisse passer sans préparer notre hymen est un vol que je me fais à moi-même... je voudrais déjà que
> tout fût fini, et cependant que de choses à
I faire...
I Air : A l'espoir mon cœur s'abandonne.
\ Je vais prévenir tout le monde ;
I Chez mes amis, partout, allons courir;
Il faut que chacun me seconde, I Un jour de noce on doit se secourir. i O mes amis, daignez me secourir ! '
I Oh ! mon allégresse est si grande
Qu'il faut, malgré moi, que mon cœur I Sur tout le monde la répande ;
C'est un fardeau que le bonheur !
1 On doit partager son bonheur.
ENSEMBLE
; JOSÉPHINE
j II va prévenir tout le monde,
A ses vœux j'ai dû consentir; I Mais mon cœur bien peu le seconde.
Puisqu'il craint de s'en repentir.
Léon sort j^aîment ; il rencontre Adolphe et lui prend la main avec effusion.
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