AGATHE, M-« DITROULEAU, DU- ROULEAU
M^^ DUROULEAU. J'étais sûre de vous trouver ici.
DUROULEAU, posant tout sur un fauteuil.
N'est-il pas naturel que je vienne chez mes artistes?
M""" DUROULEAU. Vos artistes I... vous moquez-vous de moi?
DUROULEAU. Certainement. .. ÎM"* Joséphine est une artiste du premier numéro... et quelque chose de plus peut-être... Toutes ces jolies figures qui ont fait la fortune de mes écrans, de mes devans de cheminée... eh bien! tout cela sort de son pinceau...
M"* DUROULEAU. Servcz-vous de son talent... à merveille !.. ça fait aller le commerce.... mais n'allez pas poser aiqirès d'elle en soupirant... ridicule... Fi ! c'est bonteux pour vous et pour elle... INP'" Agathe à la bonne lieure... je vous laisserais toute la jovn-née à ses côtés... ça représente la vertu autrement qu'en peinture... mais sa cousine !..
DUROULEAU. Sa cousine est une jeune personne qui ira loin.
M™* DUROULEAU. Trop loin peut-être,
DUROULEAU. J'ai de grandes vues sur •*>lle... Au surplus, je ne fai.sais que d'arriver.
M"»* DUROULEAU. A d'aiitres !
DUROULEAU. Et je m'en vais.
M""" DUROULEAU. Où donc?
DUROULEAU. OÙ?., bonjour... on m'attend.
M'"*" DUROULEAU, Qui ?
DUROULEAU. Qui?.. Serviteur.
M'"'= DUROULEAU. Oh ! tu ne m'échapperas pas... je connais tes desseins, etjem'attache à toi,..
DUROULEAU. IMais c'est monstrueux...
c'est illégal... Comment! il ne me sera pas permis à mon âge de faire quatre pas sans vous traîner à ma remorque ?
M"* DUROULEAU, Traîner... qu'est-ce à dire... c'est bien vous plutôt... Traîner!
DUROULEAU. Allons, ne te fâche pas , Nina... c'est un terme matrimonial... et je te proteste...
«■"^ DUROULEAU. Non !
DUROULEAU. Ecoute-moi.
1»'°'= DUROULEAU. Non.
DUROULEAU. iMa Nina !
M™^ DUROULEAU. Non, non, non !
DUROULEAU. Mon ange, ma toute belle.
M"'*" DUROULEAU. Je SUIS sourdeî
DUROULEAU. Au fait... tu cries assez...
pour...
nime DUROULEAU, lui donnant un soufjlcl. Insolent !
DUROULEAU. Elle m'a entendu... came rassure.
m"' DUROULEAU.
Air des Po/elais.
Ah ! nVspuiez pas, I.ovelace,
Eviter ma trace ;
Malgui vos éclats, Je vais m'iittaclier h vos pas.
Plus (le lencicz-vons, Désormais vous iraure/-, beau sire,
Qu'ennuis et dt'f;oùls, Je seiiii loujours pr(''s de vous;
Et Icnez-vous i)ien.
Car si l'on clieiclic à me séduire,...
DUROULEAU.
Ah! vous voulez rire.
Ni vous ni moi ne risquons rien.
ENSEMBLE
DUROULEAU.
Ne pourrai-je, hélas!
Lovelacf, Eviter sa trace.
Et de SCS éclats Dois-je gémir à cliaffiie pas?
AGATHE
Ah ! de ses éclats
il se lasse Et veut fuir sa trace ; Mais sa femme est là Qui toujours le rattrapera.
M. el ni'"' Diirindeau sortent.