JOSÉPHINE, ADOLPHE, LÉON, AGATHE
JOSÉPHl\E. Quelle peste que cette femme !
ADOLPHE. Elle est vieille et vous êtes jeune; elle est laide et vous êtes jolie... c'est tout dire!
LÉON. Vous voyez, mademoisellp, à
quels désagrémens peut exposer une étourderie... et toutes ces parties de plaisir...
JOSÉPHINE. Ah! de la morale de
grandes phrases !
ADOLPHE, reprenant son chapeau. Serviteur... je n'aime pas les sermons.,, c'est
assez d'un orage jiour aujourd'hui A
propos, je vous donnerai demain un nouveau modèle...
JOSÉPHINE , se meltanl à traoaillcr. Ah I fortbien! vous le savez, je veux parvenir, je veux être illustre... et ce modèle, c'est. ..
.ADOLPHE. C'est digne du salon... Polyphème changeant les com))agnons d'Ulysse
en vous verrez.... c'est d'un très-bel
etïet! ÇBas, en s'tipprochant d'Àgatlie.) IMademoiselle Agathe ne me demande jamais de lui rendre le plus léger service... et cependant je serais si heureux de lui être agréable !..
AGATHE. Je vous suis obligée...
ADOLPHE. Oli ! je serais enchanté de... oui... d honneur... je... (^ A part.) C'est singulier! moi, si hardi, si entreprenant... je tremble devant elle... c'est qu'elle ressemble si peu à mes conquêtes ordinaires .. {A Joséphine.) kà\e\i , mon petit ange... je vais moraliser un peu ma toilette ; restez avec ces dames, mon cher, restez; prêchez, sermonezleplus long-temps possible.
{Bas, à Joséphine.) J'ygagnerai... vous m'en goûterez mieux après. . . sans amour-propi e. [A Joséphine.) Je vous baise les mains. {A Agathe. ) Je vous salue, mademoiselle.
Il sort.