SCENE VI
JOSÉPHINE, ADOLPHE, LÉON AGATHE , DUROULEAU , M"« Dul ROULEAU.
W^" DUROULEAU, se jetant dans un fauil. Oufl... réchauffez-moi, de grâce...
truil. ^ui.... reciiauiicz-moi , oe gi du feu... tin fauteuil... un verre d'eau, un fauteuil... avec du sucre... je n'ai que
le souffle Faut-il que je sois forcée de
revenir dans cette maison?
DUROULEAU. Vous voilà bien payée ; pourquoi diable aussi vous èles-vous obstinée à me suivre?.,.. Vous savez que j'allais rejoindre à la barrière de l'Etoile
M. Adolphe et mademoiselle lorsque
]\Ime Durouleau s'est accrochée à moi !.... Alors, arrivés trop tard pour jnotre partie de cheval... nous rencontrons deux ânes (passez-moi le mot!)... Mais, hélas! déplorable compensation; l'âne de ÎM"* Durouleau caracolait sans cesse autour de ma pauvre pécore, et il s'est permis de jeter M""* Durouleau (passez-moi le mot!) au beau milieu d'un fossé c'était infiniment pittoresque!... D'un côté, la pluie; de l'autre, les larmes de ma pauvre Nina, et par-dessus tout, les cris de nos deux ânesl... Oh! c'était à déchirer le cœur et les oreilles...
M""' DUROULEAU. Comment! l'état où je suis ne vous inspire que des railleries?..
DUnOUi,Ei\u. IMon épouse, vous me saisissez mai...
M'"'' DUROULEAU. Nieiez-vous que vous ayez éclaté de rire lorsque jetée à terre....
DUROULEAU. Nina I . .
M""' DUROULEAU. Et pourtant c'était horrible.
DUROULEAU , rlani. Tu étais bien drôle
un moment... oh I oh! Tu pensais, toi ,
qu'on allait en partie de plaisir pour s'amuser...
M™" DUROULEAU , .<<c levant. En ménage c'est de l'ennui, n'est-ce pas ?.. Eh! pensezvous que tous ces amusemens continuels que vous vous donnez en compagnie de mademoiselle .«voient fort édifians?
JOSÉPiiixE. Qu'est-ce à dire , madame?
DUROULEAU. Rien , rien.
Il chante.
M"'" DUROULEAU. Je dis qu'une demoiselle qui se respecterait n'irait pas ainsi courir j)ar monts et par vaux el jeter la désunion dans un ménage...
DUROULEAU. Nina. . . oh !
JOSÉPHINE, se levant ri descendant m srhie. Tous êtes une vieille folle !
M"* DUROLLEAU. Une vieille !.. et vous entendez cela , monsieur Durouleau , et vous ne me vengez pas!
DUROULEAU. Elle a dit une folle et
lien de plus...
M"^ DUROULEAU. Une vieille...
DUROULEAU. Que t'importe, Nina... si je te trouve jeune, moi?
M""* DUROULEAU. Comment I Idclie que vous êtes, vous souffrez qu'on m'insulte et vous ne prenez pas ma défense? Eh bien! je me vengerai moi-même.
DUROULEAU. Undiiel!
M"* DUROULEAU. Et VOUS , monsieur le Lovelace, nous nous séparerons... vous me rendrez ma dot , et mon bien ne servira plus...
DUROULEAU. IMon épousel..
M""' DUROULEAU. Allons , paix , et marchez devant Vieux libertin, n'avez-
vous pas de honte, à votre âge... et vous, mademoiselle l'effrontée...
DUROULEAU. Nina! Passez-lui le mot.
F.NSEMBI,E.
Air de Vallace.
DCROULEAU.
Maintenant q'ue pnis-je faire ?
De «£ui prendre le parti ?
Entendre tout et se taire, C'est le rôle d'un mari.
JOSÉPHINE
Vraiment! c'est une mégère.
Cet c'ciat est inoni.
Plût au ciel que sa colère Me délivrât du mari !
M™* DUROULEAU.
J'étouffe de colère, Quelle femme et quel mari !..
Mais, sur l'honneur, j'espère M'en venger aujourd'hui.
ADOLPHE
L'aventure est singulière !
Leur éclat m'a diverti; De deux belles en colère.
Le spectacle est si joli !
AGATHE et LF.O?i.
Quelle conduite légère !
De cet éclat inoui L'effet sera salutaire, Ou tout espoir est banni.
Durouleau sort avec sa femme.