DE CHARYBDE EN SCYLLA
face de d’Iberville et de Perrot. C'était Perrot qui le premier l'avait arrêté,
—Monsieur Gering, lui dit Perrot en le saluant, veuillez croire que cette prison-ci est un peu plus étroite que celle du haut de la ville,
Sur ce, il fit volte-face et quitta la chambre.
Ce fut au tour de d’Iberville de prendre la parole.
—Monsieur, dit-il à voix basse, enfin nous avons la bonne fortune de nous rencontrer.
—Je ne vous comprends pas, dit Gering.
—Eh bien! dans ce cas-là, Monsieur, permettez-moi de vous rafraîchir la mémoire à propos de certains incidents qui n’ont vraiment rien de bien agréable, Un jour, je fus par vous traité de menteur et de fou. Nous nous battimes; quelqu'un nous sépara. Nous eñmes une deuxième rencontre qui se termina à peu près de même facon, excepté que je fus alors blessé par un nommé Bucklaw. Avant que ma blessure fût guérie, je dus partir pour Québec. Plusieurs années s’écoulèrent, vous savez comment, Nous nous rencontrimes au pays des Espagnols où vous tuñtes mon serviteur, Un peu plus tard, je vous retrouvai au fort Rupert, Vous vous en rappelez, n'est-ce pas? Au fort, vous mîtes bas les armes, avant que nous eûmes la chance de tirer l'épée. Nous repartimes à la recherche du fameux trésor, Ce trésor vous tomba entre les mains, J’allai vous relancer presqu’en pleine rade de Boston. Je vous livrai combat à vous et à un gros vaisseau de
CEE mur Hugues,