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votre flottille que je coulai bas, Au moment ott votre navire sombrait, d’un élan, dont je vous fais mon compliment, vous fites un saut qui vous permit d'aborder mon navire, Alors, vous fûtes notre hôte, c’est-i-dire que je me trouvai dans l'impossibilité de vous provoquer, Avouez, monsieur, que voilà ce qui s'appelle ne pas avoir de veine, :
D'Iberville se tut pour quelques instants. Gering demeura impassible, I] avait de suite compris où d’Iberville voulait en venir, mais il était prêt à tout événement,
—Ensuite ? dit-il, Votre réquisitoire commence à être un peu long, Monsieur, Est-ce que ca tire à la fin ? |
—Oui, Monsieur, répliqua d’Iberville, Finalement, vous m'avez fait l'honneur de venir me trouver dans non propre pays. Au cours d’une bataille, vous avez tué mon frère,
En disant cela, d’Iberville se signa.
—Enfin, reprit-il d’un ton dur et incisif, vous avez
été arrêté, non pas comme prisonnier de guerre, mais comme espion et traître. Vous avez été jeté en prison : vous avez eu un procès et vous avez été condamné à mort. Il n’y avait plus que deux facons d’en finir avec vous: vous accrocher à la potence, ou bien vous laisser
vous évader, pour vous reprendre et vous amener ic! dans un but que vous avez déjà dû deviner.
— Vous avez choisi la meilleure facon, Monsieur, dit Gering.
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