‹ Femmes Arabes avant et depuis l'IslamismeChapitre 31 sur 36 · QUELQUES RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

QUELQUES RÉFLEXIONS

J'aj dit que je ne voulais pas poursuivre cette revue des femmes arabes, au delà du règne de Màmoûn. C'est qu'après celle époque oous ne rencontrerions plus girôrc de portraits ou de laits qui nous donnassent des motifs de quelque déduction intéressante ou nouvelle. Depuis ce temps, c'est-àdire depuis près de onze siècles, la valeur et l'importance sociales de la femme marchent en décroissant. La femme, je le répète encore celle fois, alla toujours s'effaçani «le plus on ' plus, à tel point qu'elle ne signilie plus rien. Elle a disparu si bien dans le harem, on l'a félicitée cl on la félicite encore si bien de ses vertus négatives que l'on ne sait plus si l'on trouverait encore quelques femmes capables de lire.

Le malheur pour la société musulmane est qu'elle croit à la pérennité de la guerre, ta guerre, c'est toute sa pensée active, et non pas la guerre savante et intelligente, mais la guerre seulement brutale. Tout est dans ces quelques mots : être musulman et tuer ; ne pas être musulman et être esclave ou tué. Sans ce principe, pas d'islamisme. La guerre est à très peu près l'unique travail social que l'islamie se croit imposé. C'est à cette pensée qu'elle est demeurée le plus hdèle et le plus dévouée; le reste n'est qu'éphémère. L'idée de guerre dominant ainsi l'esprit, !«• lienl éloigné de toute rul-

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lure intellectuelle et même industrielle, excite et perpétue les instincts brutaux, le naturel sauvage. Quand il n'y a pas d'études, pas d'instruction humaine, au salon des hommes, comment peut-il y en avoir au harem ! Tout est tellement militaire ou soldat dans l'islamisme que la mosquée elle-même est une citadelle ; elle a toujours de hautes murailles à peintpercées de quelques jours étroits et éloignés du sol ; ce sont les créneaux, les meurtrières d'un bastion ordinairement carré. La mosquée crie à la guerre, ne crie qu'à la guerre ; et qui crie à la guerre n'a désormais que peu d'avenir, car la guerre doit mourir; dès aujourd'hui elle se mine, elle travaille, sans y penser peut-être, à se détruire. Elle lue ; et il faut vivre. Elle deviendra, avec le temps, anti-sociale, anti-religieuse.

Mais nous n'avons pas h jeter nos regards sur ces sortes de considérations. Disons seulement que cette constitution de société militante amène les esprits qui ont besoin de s'occuper, lorsqu'il n'y a pas de guerre, à la méditation religieuse pure, à la contemplation mystique et par suite à l'intolérance la plus exigeante, la plus impatiente; et, conséquences qui dérivent de là, on se pousse ainsi au dernier terme de l'aberration et de l'inhumanité ; on se constitue soi-même balance cl glaive, au nom du ciel.

Je ne me rappelle plus h qui est duc cette réflexion-ci, par laquelle je termine : « Des fous religieux croient voir les lumières célestes, en contemplant fixement leur nombril. »

La raison n'est pas près d'avoir raison!

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Etonne i

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