PARIS BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER
EUaÉNE FASaUELLE, ÉDITEUR 11, RUE DE GRENELLE, 11
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de tous les détails anecdotiques^ pittoresques et vivants qui permettent de classer ces physionomies parmi les célébrités du crime.
Je termine par la relation du séjour de Lucy Perrin à Saint-Lazare, heureux si je puis par un dernier coup d* épaule faire crouler cette malsaine et infecte maison.
Ce dernier livre a pour but de montrer aux femmes modem-style le danger des liaisons faciles et surtout de leur éviter la prison.
Champigny (Seiue), août 1903.
puis elle s'enfuit vers sa mère en disant : « Il est perdu et moi aussi. »
Lillot, grièvement blessé, s'écria : « La coquine, elle m'a jeté du vitriol à la figure. »
La Cour d'assises du département de la Vienne a, dans son audience du 2G février 1883, acquitté la lille Reine.
Le président, M. Melval, avait posé cette question à l'accusée :
— Vous lisez les journaux ?
— Ouï, monsieur.
M. le Président déclara que la fille Reine lisait les faits-divers et que si l'idée lui était venue de se venger de son amant par l^e moyen du vitriol, c'était après la lecture d'une Ulû^e dans laquelle une lille qui avait jeté de l'aci^|^aH^ figure d'un jeune homme a été acquittée.
En 1881, le sieur Nagé épousait sa maîtresse avec qui il vivait depuis deux ans. Celle-ci était déjà mère d'un enfant qu'elle avait eu d'un premier amant. L'union ne fut pas heureuse. La femme avait un caractère difficile et jaloux. De fréquentes querelles eurent lieu, de sorte que les deux époux durent, à plusieurs reprises, se séparer.
Dans les premiers jo tirs de mai 1883, ils s'étaient
au point de jeter au visage de Lobec un vase rempli de vitriol.
Reine Mazotti fut vitriolée le 7 juin, rue Joubert, par le père de son amant qui était devenu furieux en apprenant les relations de son fils avec une amuseuse de maison clandestine.
En 1898, nous relevons dans les feuilles quotidiennes les cas suivants ;
Le 1" janvier, Léontine Sucond écrivait à son ex-amant, Jean Reider, une carte postale ainsi conçue :
(( Mon cher homme,
« Je puis tellement distraite que j'ai oublié, hier, de te souhaiter la bonne année. Je te donnerai l'étrenne d'ici quelque temps.
« A toi pour la vie,
« Léontine ».
Jean comprit la menace et s'arma d'un revolver. Huit jours se passèrent sans que le cadeau arrivât. Mais. le 9, vers midi, rue Drouot, Léontine .l'aspergea de vitriol. Jean Reider fit feu alors sur elle. La gravité de leurs blessures nécessita leur transport à l'hôpital Lariboisière.
Le dimanche 8 avril, jour des Rameaux, Aliiie^ Oasis, âgée de dix-sept ans, lingère, maîtresse d'Edmond Outif, doreur, se rendit au domicile de son amant, quai de Béthune. Après des explications fort vives, elle lui versa dans le cou le contenu d'une tiole remplie d'acide. Arrêtée, elle expliqua son acte ainsi : « J'ai voulu me venger de celui que j'aime et qui m'avait promis le mariage. »
Outif retira sa plainte et la jeune vitrioleuse bénéficia d'une ordonnance de non-lieu.
Le surlendemain, Alphonsine Réjo, concierge, boulevard Voltaire, qui plusieurs fois avait eu des altercations avec une locataire, Matbilde Junon, lui lança au visage le contenu d'une bouteille d'eau de cuivre.
L'irascible concierge fut aussitôt arrêtée.
La femme Jeanne Requin, âgée de vingt-cinq ans, quitta son époux pour prendre, comme amant, un homme marié. Celui-ci fut bientôt las de sa conquête et voulut rompre.
« Fais attention, lui écrivit-elle ; si tu m'abandonnes, je te vitriolerai. »
Devant cette menace, Tamant se contenta de hausser les épaules et rentra au domicile conjual.
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— Vous rivi^ âm? dezBaaiai-je sar an ton
impératif.
— Xoa- - . Je veux ma lib^é.
— En.^ dépend de tc» répon^i» a mon coart interroeaiùire.
— Vous osez m ineulper ?
— J*^ dé^LTie. aa «^^atraire. Totn^ jast£ficati€]ii si voa.? n'êtes ^pas eoapafale.
— Je voaî écoute.