V.jÎ.û ma première question
— Votre insistân^re seule a décidé M. de la Pierre à vous conduire au precnier bal da novTel Opéra.
— C'est faux.
Voici la seconde :
— Au retour de ce bal. à trois heures diimatin* la gri^e de sortie a été laissée ouverte, ce <pii a permi-ï au criminel de s'échapper. Depuis plu- 'îear* années vous habitez Timmeuble du ri'imero .*> de la rue de Boulogne et par Tusage que vou-* en avez fait vous n'ignorez pas que cette porte de fer est agencée de manière à se fermer
les témoins et son complice qu'elle a, trois fois de suite, appelé « misérable )♦. Cept^ndant, aux époques difficiles de son existence, elle fut toujours maîtresse de sa volonté et sut jouer ses divers rôles avec une merveilleuse mauvaise foi. Eh bien, malgré ses rusés, ses perfidies amoureuses, rieu n'a réussi à cette fourbe, parce qu'il existait ccTtainement des fuites dans son organisation intellectuelle. En récapitulant son passé aux points de vue moral et physique, que de défauts divers, opposés, s'y rencontrent et s'y amalgament ! On l'a connue tour à tour souple et docile, féline et cruelle, voluptueuse et féroce. 11 y a aussi de grandes anomalies danssonexisUmceet ses mœurs qui l'ont peut-être poussée à devenir un monstre. Mais, en excellente calculatrice, (;lle a su exploiter son penchant à la débauche et parler d'amour en pensant à l'assassinat.
Il semble, en vérité, que la vie humaine soit quelquefois étrangement prédestinée. Celle de Jeanne est bizarre par ses prédictions, ses rapprochements, ses contradictions et ses contrastes. On va en juger :
Dans uiiG de ses nombreuses querelles avec son mari, elle hii dit : « Tu mourras h riiopital », et lui (le rr|)nii(lrr : ^ La prison aiirn la [xn-iu. » iSaus être devins, ils se prédisaient ainsi, par simple intuition, ce qui plus tard devait en partie se
19r> LES FEMMES CRIMINELLES
La p:ran(le criininolle que fut Jeannr de la Cour n'a pas eu dr devancière rt n'aura pas, je le souhaite, d'iinilalrice.