I. — coiNsultations externes
Des consultations pour les femmes en état puerpéral sont faites dans les hôpitaux où il existe un service d'accouchement ; indiquées au début comme ne devant avoir lieu qu'une
obS FEMMES EN COUCHES ET NOUVEAU-NÉS
fois par semaine, elles sont devenues quotidiennes dans la plupart des services, sinon dans tous. Lorsque l'endroit où elles doivent avoir lieu se trouve insuffisamment organisé elle est faite quelquefois près de la salle d'accouchement ou dans cette salle elle-même.
La Société demande que ladministralion de l'Assistance publique veuille bien installer complètement les locaux séparés nécessaires pour cette consultation, ainsi qu'elle le fait du reste déjà dans les services d'accouchement qu'elle trans- ,forme.
Certains hôpitaux, qui n'ont pas de salle d'accouchement, possèdent cependant une clientèle obstétricale : les femmes', qui s'y présentent en travail, sont envoyées chez des sagesfemmes agréées, en attendant que des services en nombre suffisant aient été créés.
En effet, les services d'accouchement des hôpitaux, d'après un arrêté du Directeur de l'Assistance publique du 18 octobre 1881, doivent être au nombre de dix. Votre Société en réclame instamment la constitution.
Or, que de fois n'envoie-t-on pas chez les sages-femmes des présentations vicieuses, des rétrécissements du bassin, des malades atteintes d'albuminurie, d'affections thoraciques, etc. Il serait bon que les femmes en travail fussent toujours examinées par une personne suffisamment compétente : les cas simples seraient seuls confiés aux sages-femmes agréées, les cas de dystocie seraient dirigés vers les services d'accouchement.
Dans ces hôpitaux, qui ont leur clientèle propre, les femmes ne reçoivent aucun conseil spécial pendant leur grossesse : si une consultation y était faite, une fois par semaine par exemple, les malades qui s'y présenteraient seraient étudiées avec soin et surveillées ; beaucoup de difficultés seraient ainsi prévues, beaucoup d'accidents seraient évités. A l'IIôtel-Dieu, à Saint-Antoine, à Necker, etc., une consultation de ce genre pourrait être organisée ; les accoucheurs du
Bureau central acceptent très volontiers de la faire ; il suffira que l'Administration de l'Assistance publique mette à leur disposition le local et le personnel nécessaires.