II. ENSEIGiXEMENÏ PRATIQUE
« Après la seizième inscription, chaque étudiant en médecine est tenu de faire un stage dans une des cliniques obstétricales de la Faculté.
« La durée de stage est de iin mois, pendant lequel l'Etudiant est obligé de pratiquer lui-même deux accouchements.
« Les étudiants, qui auront été internes dans les services des accouchements des hôpitaux, sont seuls dispensés de ce stage : ils produiront, à cet effet, un certificat signé de leur chef de service, accoucheur des hôpitaux. »
Tel est le règlement qui fut publié à la fin du mois de mars dernier par la Faculté de médecine de Paris.
Tous les Accoucheurs des hôpitaux avaient des élèves, la plupart d'entre eux s'occupaient très activement et avec suc- , cès de l'instruction des étudiants. Le nouveau règlement ne reconnaissait plus aucune valeur à leur enseignement, leurs externes mêmes étaient obligés de se rendre chez l'un des deux professeurs de la Faculté.
Nous croyons inutile d'insister sur l'émotion que produisit la publication de ce règlement. Les étudiants durent quitter les services de leur choix pour se rendre obligatoirement dans une des deux cliniques et y passer un mois.
Les Accoucheurs des hôpitaux, agrégés de la Faculté de médecine, chargés par cette dernière de l'enseignement théorique (cours professoral, conférences, cours aux élèves sages-femmes) et désignés par l'État pour faire passer les examens de doctorat, n'étaient pas admis plus que les autres à donner un enseignement clinique qui, aux yeux de la Faculté, pût avoir quelque valeur pour l'étudiant et lui être compté.
Gomme vous avez été averti dans votre dernière réunion que les résolutions relatives au stage ne devaient pas être maintenues, un des membres de votre commission a été délégué près de l'éminent doyen de la Faculté de médecine. Il a déclaré à M. Brouardel que tou^' les Accoucheurs des hôpitaux désiraient avoir, comme par le passé, des élèves dans leur service et continuer à faire leur instruction; ils , acceptent, volontiers, que la Faculté prenne les mesures nécessaires pour constater laulhenlicité et la sincérité du stage.
Il a été parlé d'un enseignement nouveau pour lequel la Faculté s'annexerait des membres appartenant au corps médical des hôpitaux. Les accoucheurs, quelles que soient les mesures prises par la Faculté pour son enseignement personnel, désirent être considérés comme pouvant avoir tous des stagiaires : ils ne demandent pour cela ni titre, ni rétribution.
Voici quelle a été la réponse de M. le doyen.
La Faculté de médecine a décidé qu'un stage obstétrical serait fait ; ^ or, le stage, tel qu'il est actuellement organisé dans les services de médecine et de chirurgie, lui paraît être souvent absolument illusoire, elle voudrait en avoir la surveillance. Aucun traité ne la liant avec l'xissistance publique pour les services d'accouchement qui n'existent que depuis neuf années, elle a youlu pouvoir surveiller efficacement le stage obstétrical de ses élèves ; c'est pourquoi elle a commencé par décider qu'il serait exclusivement fait dans ses deux Cliniques.
Ce premier point résolu et même mis en pratique, le Conseil de la Faculté a voté la proposition suivante : « Les médecins, chirurgiens et accoucheurs des hôpitaux participeront, dans la mesure nécessaire, à l'enseignement clinique. »
M. le Doyen pense que la surveillance des stagiaires se trouvant nettement réservée à la Faculté, les deux services de clinique obstétricale sei'ont insuffisants pour l'enseigne-
ment pratique des étudiants. Il proposera donc au Conseil de la Faculté d'accepter qu'ils fassent leur stage dans les autres services d'accouchement des hôpitaux.
Faculté n'imposera aux élèves que le stage ; elle leur permettra de le faire dans l'hôpital qu'ils préféreront, jusqu'à ce que le nombre des stagiaires que peut raisonnablement contenir un service soit complet.
Au moment de l'examen, il sera indiqué que l'étudiant a fait son stage, sans spécifier l'hôpital dans lequel il aura été admis.
Les Accoucheurs des hôpitaux ne demandent pas autre chose, et ils seront .certainement heureux de constater l'accord qui règne entre l'opinion de M. le Doyen et la leur.
Dans ces conditions, la Faculté, qui surveille le stage, conserve la liberté d'organiser à sa guise l'enseignement dans quelques services, si elle le désire ; les accoucheurs pourront avoir des stagiaires, tout en étant libres d'en accepter ou non ; les étudiants en médecine seront libres de choisir l'hôpital et le maître qu'ils préféreront.
Le stage oÔ5^^;7r^ca/ s'imposait depuis longtemps.
Un Rapport sur r enseignement de V obstétrique à l'étranger, publié en 1879, démontrait que, dans les différents pays d'Europe, les étudiants doivent, avant de passer leur examen, « prouver qu'ils ont fait personnellement un ou plusieurs accouchements ; le nombre minimum de ces accouchements est de deux en Hongrie, de quatre en Allemagne, de quatre à trente dans la Grande-Bretagne, suivant le corps examinant et suivant le titre que l'on désire obtenir, de dix à Helsingfors, etc. En Hollande, les étudiants doivent non seulement avoir assisté à dix accouchements normaux, mais encore avoir pratiqué deux accouchements laborieux' ».
Ip^'T'IT- .^-'^PP'^''^ Ministre de rinsti-uction publique. Journal
officiel, 10 avnl 187!).
Et' plus loin, le même Rapport disait: « En résumé, dans tous les pays, non seulement les élèves en médecine reçoivent un enseignement obstétrical théorique et font des manœuvres opératoires, mais on favorise autant que possible leur instruction clinique, et ils sont oblir/és de prouver, au moment de passer leurs examens, qu'ils ont personnellement pratiqué plusieurs accouchements simples ou laborieux. »
Un des arguments invoqués pour obtenir la création des Accoucheurs des hôpitaux fut, à côté de l'intérêt bien entendu des malades, la nécessité d'établir de nouveaux foyers pour l'enseignement pratique de l'obstétrique.
Enfin un certain nombre d'étudiants en médecine faisaient déjà spontanément un stage, et les Accoucheurs leur délivraient des certificats, acceptés par la Faculté, qui leur permettaient de prendre leurs inscriptions.
Un mois de stage et deux accouchements sont imposés par la Faculté de médecine, mais nous ferons remarquer qu'un seul pays ne demande que ce minimum, tous les autres exigent davantage. Et il serait facile de démontrer que, pour ce stag-e d'un mois, les deux services de Clinique obstétricale de la Faculté sont absolument insuffisants. Que serait-ce si la durée du stage était portée à trois mois, comme le désirent quelques professeurs ?
Du reste, n'autoriser les étudiants à faire leur stage que dans les services qui dépendent actuellement ou doivent dépendre dans l'avenir de la Faculté de médecine, comme on a proposé de le faire, que ce stage soit obstétrical, chirurgical ou médical, nous semble constituer une restriction, une limitation qui n'est ni dans l'esprit de la loi sur la liberté de l'enseignement supérieur, ni dans l'intérêt du pays.
En elTet, les étudiants sont obligés de faire d'abord une année de service militaire, puis d'être docteurs ou internes des hôpitaux à vingt-six ans, sous peine de passer deux autres années sous les drapeaux. Or, s'ils consacrent quatre années
à prendre leurs seize inscriptions, s'ils font ensuite un stage obstétrical supplémentaire, s'ils passent leurs examens de doctorat ou se présentent au concours de l'internat, ils pourront bien difficilement suivre les services hospitaliers qui ne dépendent pas de la Faculté, et ces services seront fatalement délaissés.
On l'a dit avec raison, la présence des élèves est un contrôle pour le médecin et une garantie pour les malades ; ces derniers le savent bien, et, en général, les services les plus fréquentés, les plus recherchés par eux, sont précisément ceux qui sont les plus fréquentés, les plus recherchés par les élèves. En outre, la présence des étudiants et l'enseignement journalier stimulent le zèle du chef de service, l'obligent à travailler, à penser : de là, pour quelques-uns, à faire des découvertes importantes, à réaliser des progrès dont profite l'humanité, il n'y a qu'un pas.
« Est-ce que vous vous imaginez, a dit Laboulaye, que c'est simplement dans une chambre qu'on peut travailler ? Non, il faut l'enseignement ; c'est l'enseignement qui éprouve les idées, ce sont les observations que nous font les jeunes gens. C'est là que vous trouvez le sens de la réalité. L'homme qui n'a pas enseigné est un rêveur dans la solitude ; l'homme qui a enseigné, au contraire, est un homme qui a pratiqué et qui peut écrire avec sûreté et solidité'. » Et pour faire de l'enseignement il n'est pas nécessaire d'avoir un nombreux public, quelques auditeurs attentifs suffisent.
Enlever les élèves aux services hospitaliers qui ne dépendent pas de la Faculté de médecine, c'est supprimer l'enseignement clinique en dehors de cette dernière. Que de foyers d'instruction seraient ainsi perdus et disparaîtraient pour ne laisser subsister que la seule parole officielle ! Que d'idées nouvelles pourraient être ainsi mises sous le boisseau !
• Laiioolaye. Rapport supplémentaire sur le projet de loi relatif à la liberté de V enseignement supérieur, 1875, In de Beauchamp, t. III, p. 34,
L'Etat qui doit envisager, avant tout, l'intérêt général du pays et de la science, permettra-t-il des mesures qui seraient suivies de semblables conséquences? Nous voulons espérer que non. Il a le contrôle, puisqu'il s'est réservé, exclusivement réservé, les examens. « C'est lui qui confère les grades par l'intermédiaire des professeurs qu'il a institués. En délivrant le diplôme de docteur en médecine, il donne au public la garantie que le candidat a tout au moins fait des études suffisantes et qu'on peut avoir confiance dans sa capacité. » (Laboulaye)
« On ne cherche pas, écrit de son côté Spuller, où l'étudiant a pris les leçons et acquis les connaissances dont il est admis à faire la preuve aux examens. C'est la liberté de l'étudiant ajoutée à la liberté du professeur. Instruisez-vous où vous voudrez, de la manière que vous voudrez, dit en quelque sorte l'État, appliquant le mot si souvent cité de M. de Rémusat : « Il y a plusieurs manières d'apprendre, il n'y a qu'une manière de savoir ^ »
Voilà quel est exactement l'esprit de la loi sur l'enseignement supérieur.
Du reste, c'est ainsi que les choses se passent dans beaucoup de pays étrangers. Il suffit que l'étudiant apporte un certificat constatant qu'il a suivi un cours, soit un cours du professeur de l'Université, soit un cours fait par un professeur extraordinaire ou par un privai docent pour être admis à faire la preuve de ses connaissances et à recevoir le diplôme de médecin. <( Le droit d'enseigner s'accorde aussi libéralement que possible, sous la seule réserve d'un contrôle officiel strictement suffisant à créer une garantie. » (Lejars^)
Il ne saurait venir à l'esprit de personne que les concours subis à Paris par ceux qui ont conquis le titre de médecin,
■ Laboulaye. Rapport sur le projet de loi relatif à la liberté de l'enseignement supérieur, In de Beaucliamiî, p. 32. • Spuller. In Dalloz, Jurisprudence générale, 1880, IV° partie, p. 19, note 2. s Lejars. Le Progrès médical, 1889, p. 22.
de chirurgien ou d'accoucheur des hôpitaux, ne les mettent au moins au rang des privât docenten.
Et si les chefs de service dans les hôpitaux désiraient organiser un enseignement à leurs frais, si des particuliers voulaient, comme en Angleterre ou aux États-Unis, favoriser l'instruction des élèves en médecine par des donations qui ne seraient pas faites à la Faculté, l'État voudrait-il empêcher les étudiants de profiter de ces générosités en les retenant exclusivement dans les services officiels ? Poser ces questions, n'est-ce pas les résoudre ?
Nous conclurons donc en disant : Si on apportait au stage les mesures restrictives qui ont été proposées, ce serait, grâce à la nouvelle loi sur le service militaire, faire à Paris le vide dans tous les services hospitaliers qui ne sont pas ceux de la Faculté : cela nous paraît contraire à l'esprit de la loi sur la liberté de l'enseignement supérieur, contraire au développement du progrès scientifique, contraire aux intérêts du pays.
m, ENSEIGNEMENT RÉTRIBUÉ PAR LES ÉLÈVES
Une question qui mérite encore d'être discutée est celle de l'enseignement rétribué par les élèves. Tous les accoucheurs des hôpitaux actuels, avant d'appartenir à l'Assistance publique ou à la Faculté, ont fait de l'enseignement libre ; tous, sans en excepter un seul, ont fait de l'enseignement payé par les étudiants ; quelques-uns d'entre eux y ont trouvé des ressources qui leur ont permis de se consacrer exclusivement pendant plusieurs années à l'instruction des élèves et des médecins. Français ou étrangers. Il en est résulté des améliorations indiscutées dans l'enseignement de l'obstétrique, et si, à plusieurs années de distance, nous en jugeons par les témoignages que nous avons tous reçus de ceux qui ont suivi nos cours, ceux-ci ont dû rendre quelques services. Aussi n'est-il pas étonnant que votre Société se prononce en faveur de l'enseignement rétribué par les étudiants.
Dans un certain nombre de pays étrangers, les professeurs de rUniversité sont payés par leurs élèves, aussi bien que les professeurs extraordinaires et les privai docenten.
En France, l'État ne paraît pas absolument opposé 'à cette rétribution. « Peut-être aussi, a dit Laboulaye dans son rapport, y aurait-il lieu d'examiner si, en dehors du traitement de l'Etat, traitement toujours insuffisant, il ne serait pas juste d'attribuer au professeur une part des honoraires payés par l'étudiant qui le choisit. Il n'y a aucune raison pour condamner un homme de talent à la médiocrité et à la gêne. On ne voit pas pourquoi on ne donnerait pas à l'enseignement quelques-uns des avantages attachés aux professions libres '. »
A la Faculté de droit de Paris, il existait, jusqu'en 1880, des conférences données par les agrégés et rétribuées par les auditeurs.
Le règlement des Cours libres faits par d'autres professeurs que ceux attachés à l'Université, règlement adopté par le Conseil des Facultés, déclare que « les cours privés peuvent donner lieu, au profit du professeur, à la perception d'une rétribution payée par les élèves ».
Enfin, le professeur Cornil - a raconté comment, avec l'assentiment du doyen, M. Béclard, assentiment continué par M. Brouardel, il avait organisé à la Faculté de médecine un enseignement de bactériologie et un cours démonstratif d'hislologie pathologique qui, tous deux, sont rétribués par les élèves.
Pourquoi dès lors n'accepterait-on pas que certains chefs de service qui le désirent fissent dans les hôpitaux un enseignement rétribué?
Vous avez tous vu par expérience quelle est l'exactitude, quel est le zèle des élèves payants. Tout étudiant qui paie considère, mentalement tout au moins, qu'il a plus de droits ;
' Lauoulaye. Loco cila/o, p. 27.
■ CoaiNH,. Journal des connaissances médicales, 1890. p. 382. Vovez aussi : \Iïà-ô.\, Journal des Coiinaissances médicales, 1891, p. 72.
tout professeur qui est payé par les élèves estime qu'il a des devoirs plus précis. Et les choses n'en vont que mieux.
Des objections ont cependant été formulées contre ce mode d'enseignement; nous allons les passer successivement en revue.
1° Cette manière de procéder, se bornent à dire certaines personnes, n'est pas dans nos mœurs. L'argument n'a guère de valeur, car si nos mœurs ne sont pas bonnes sur ce point, pourquoi ne pas les changer? L'enseignement rétribué par les étudiants existe déjà dans les hôpitaux, puisque personne ne s'est jamais opposé à l'enseignement justement payé que donnent les chefs de clinique et les internes. De plus, le rapport de Laboulaye, la phrase si catégorique de Spuller que nous sommes tenté de répéter : « Instruisez-vous oii vous voudrez, de la manière que vous voudrez, « la rétribution autorisée par le Conseil des Facultés pour les cours libres, l'existence tolérée de cours payés à la Faculté de médecine, montrent que l'État n'est pas hostile à l'enseignement payé par les élèves, même dans ses Facultés.
2° Permettre aux chefs de service de faire de l'enseignement rétribué dans les hôpitaux, dit-on encore, c'est faire servir les malades à cet enseignement. Mais, est-ce que les professeurs de clinique payés par l'Etat ne donnent pas l'instruction grâce aux malades de l'Assistance publique ? Et quand nous étions internes ou chefs de clinique, n'avons-nous pas eu, à l'hôpital, des élèves particuliers? Les chefs de clinique et les internes actuels ne font-ils pas de même? S'opposer à l'enseignement rétribué pour les chefs de service, c'est maintenir cette situation bizarre, parfois observée et qui ne réalise pas tout à fait l'idéal de la justice : les élèves suivant en grand nombre un professeur qui fait un enseignement gratuit, tandis que le jprofesseur officiel, celui qui est payé, n'a que peu d'auditeurs.
Du reste, rétribué ou non, cet enseignement est fait et, nous l'avons vu, les malades eux-mêmes recherchent en général les chefs les plus suivis, les services les plus fréquentés par les étudiants.
3° L'enseignement payé, dit-on encore, favorise les étudiants riches et non les étudiants pauvres, il favorise les étrangers. Pour les étudiants pauvres, et ils sont certainement plus nombreux dans d'autres pays qu'en France, le correctif serait dans la gratuité absolue ou relative que les professeurs ne manqueraient pas d'accorder, de même qu'il y a des bourses et demi-bourses octroyées par l'État ou les municipalités. Et puis, si l'étudiant, grâce à l'enseignement rétribué, trouve le moyen d'apprendre vite et bien, n'y aurait-il pas encore bénéfice pour lui et pour sa famille?
Quant aux étrangers, pourquoi, s'ils le veulent, ne pas leur permettre de payer leur instruction en France au lieu d'aller la payer dans d'autres pays? J'en ai souvent entendu me dire : Que n'avez-vous dans vos services un enseignement payant, vous nous verriez le suivre avec plaisir, car la langue française nous est plus familière que les autres !
Il ne faut pas nous laisser leurrer par les chiffres officiels, la vérité est que les étrangers venaient autrefois en foule à Paris et y étudiaient; aujourd'hui, ils s'insci'ivent à la Faculté, mais ils ne font souvent que traverser la France. Allez dans les pays voisins et c'est là que vous les retrouverez. Vous avez beau leur olTrir l'enseignement gratuit et libre dans les hôpitaux, ils trouvent probablement qu'ils n'en ont pas pour les sommes qu'ils dépensent dans votre ville, et ils vont étudier ailleurs, moyennant finance ; ils peuvent y apprendre plus rapidement et, dans celte circonstance encore, ils estiment que « le temps est de l'argent ».
Nous ne croyons donc pas que les objections faites à l'enseignement rélribifé par les élèves aient une grande valeur.
Si les accoucheurs veulent réaliser le programme que plusieurs d'entre eux se sont tracé, s'ils veulent faire un enseignement pratique, il faut qu'ils attachent à leurs services des assistants et des chefs de laboratoire. Grâce à l'enseignement payant, ils pourraient rétribuer ces auxiliaires comme ils le méritent, et chaque service deviendrait plus facilement un centre d'instruction obstétricale complet et autonome.
Qui sait même si, bien organisé, cet enseignement ne constituerait pas le meilleur moyen d'attirer chez nous les étrangers en plus grand nombre et de favoriser l'expansion des idées scientifiques de la France.