LA JEUNE MÈRE
Objet sacré de mon amour, Toi que j*àime avant ta naissance , O cher enfant, qui dans ce jour M'as fait sentir ton existence.
Les mères ont un Dieu pour elles,
Déjà quel courage divin
Passe en mes veines maternelles !
Entends ma voix, ô Dieu puissant ; De ce courage accrois la somme, Je f implore pour un enfant.
Mais cet enfant doit être un homme.
Son Epître à Sophie (depuis baronne de Triquetti) est toute virile. Elle a aussi composé des idylles délicieuses de grâce et de fraîcheur. Le Lycée armoricain a publié d'elle de
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très belles poésies. Un savant l'ayant raillée sur son Epitre contre le séjour à la campagne^ en lui envoyant comme argument les églogues de Virgile, elle lui répondit par une page qui se termine ainsi :
De Virgile pour nous recueillez Théritage, Redites-nous toujours ses champêtres leçons; A la ville, il est doux de chanter les moutons Qui nous ennuieraient au village.