‹ Femmes Poetes BretonnesChapitre 12 sur 46 · LA JEUNE MÈRE · texte numérisé non relu

LA JEUNE MÈRE

Objet sacré de mon amour, Toi que j*àime avant ta naissance , O cher enfant, qui dans ce jour M'as fait sentir ton existence.

Les mères ont un Dieu pour elles,

Déjà quel courage divin

Passe en mes veines maternelles !

Entends ma voix, ô Dieu puissant ; De ce courage accrois la somme, Je f implore pour un enfant.

Mais cet enfant doit être un homme.

Son Epître à Sophie (depuis baronne de Triquetti) est toute virile. Elle a aussi composé des idylles délicieuses de grâce et de fraîcheur. Le Lycée armoricain a publié d'elle de

i LA PRINCESSE DE SALM-DYCK 45

très belles poésies. Un savant l'ayant raillée sur son Epitre contre le séjour à la campagne^ en lui envoyant comme argument les églogues de Virgile, elle lui répondit par une page qui se termine ainsi :

De Virgile pour nous recueillez Théritage, Redites-nous toujours ses champêtres leçons; A la ville, il est doux de chanter les moutons Qui nous ennuieraient au village.

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