‹ Femmes Poetes BretonnesChapitre 11 sur 46 · LA PRINCESSE DE SALM-DYCK · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE DE SALM-DYCK

Et d'où naîtrait en nous une crainte servile ? Ce feu qui nous dévore, est-il donc inutile ? Les hommes vainement raisonnent sur nos goûts, Ils ne -peuvent juger ce qui se passe en nous. Qu'ils dirigent TEtat, que leur bras le protège, Nous leur abandonnons ce noble privilège, Nous leur abandonnons le prix de la valeur; Mais les arts sont à nous, ainsi que le bonheur !

Laissez-nous plusde droits et vous en perdrez moins !

Comme on sent la bonté de son cœur, dans son Epitre aux Gens de lettres :

Cessez, cessez enfin d'applaudir lâchement A Fart pernicieux de faire un vers méchant ; L'esprit n'est pas en vers tout ce que Ton souhaite : Il faut être honnête homme avant d'être poète.

L'art de blesser n'est pas un art si difficile ; N'est-on pas tous les jours piqué par un reptile ? Qui veut toujours frapper doit atteindre souvent ; La haine a ses hasards ainsi que le talent.

Il est si doux d'aimer et d'admirer ensemble !

La pièce du Mari jaloux renferme une scène et un sentiment fort justes contre la séparation. Voici la jeune mère maintenant :

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