FRAGMENT DES PARAPHRASES D'ISAIE
Du sein de la céleste voûte Un cri terrible est descendu :
C'est la voix du Seigneur, écouté, Peuple que l'orgueil a perdu.
^ Il l'a prédit dans sa colère
Ce jour d'opprobe et de misère
MADAME DÉSORMBRY 53
Que tu vois naître avec effroi.
Où donc se cache ton audace ?
La foudre éclate, elle menace...
Je l'entends qui tombe sur toi !
Comme la paille se consume Aux feux qu'ont attisé vos mains, De même la discorde allume Le bûcher fatal aux humains ; Et de ses flammes dévorantes, Qui jettent cent torches ardentes, On verra de beaux rejetons Brûlés par leurs jeunes racines ; Amsi les vengeances divines.
Sur Tarbre ont flétri les boutons.
Des forêts de pins ébranlées Tombent sur les mausolées Elevés aux premiers parents.
Et, mêlés à la fange impure^ Les corps ont servi de pâture A des animaux dévorants !
La flèche étrangère épouvante L'œil qui la poursuit dans les' airs.
Et sa pointe aiguë et tranchante S'ouvre un passage dans les chairs.
Des flers guerriers la course agile
Courbe à peine l'épi mobile Qui se relève sous leurs pas ; Nul obstacle ne les arrête ; Plus rapide que la tempête.
Leur char les entraîne au combat.