‹ Femmes Poetes BretonnesChapitre 15 sur 46 · FRAGMENT DES PARAPHRASES D'ISAIE · texte numérisé non relu

FRAGMENT DES PARAPHRASES D'ISAIE

Du sein de la céleste voûte Un cri terrible est descendu :

C'est la voix du Seigneur, écouté, Peuple que l'orgueil a perdu.

^ Il l'a prédit dans sa colère

Ce jour d'opprobe et de misère

MADAME DÉSORMBRY 53

Que tu vois naître avec effroi.

Où donc se cache ton audace ?

La foudre éclate, elle menace...

Je l'entends qui tombe sur toi !

Comme la paille se consume Aux feux qu'ont attisé vos mains, De même la discorde allume Le bûcher fatal aux humains ; Et de ses flammes dévorantes, Qui jettent cent torches ardentes, On verra de beaux rejetons Brûlés par leurs jeunes racines ; Amsi les vengeances divines.

Sur Tarbre ont flétri les boutons.

Des forêts de pins ébranlées Tombent sur les mausolées Elevés aux premiers parents.

Et, mêlés à la fange impure^ Les corps ont servi de pâture A des animaux dévorants !

La flèche étrangère épouvante L'œil qui la poursuit dans les' airs.

Et sa pointe aiguë et tranchante S'ouvre un passage dans les chairs.

Des flers guerriers la course agile

Courbe à peine l'épi mobile Qui se relève sous leurs pas ; Nul obstacle ne les arrête ; Plus rapide que la tempête.

Leur char les entraîne au combat.

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