‹ Femmes Poetes BretonnesChapitre 29 sur 46 · MADAME RIOM · texte numérisé non relu

MADAME RIOM

UNE anthologie des femmes poètes de Bretagne au XVI II« et au XIX« siècle serait incomplète, si la notice de Madame Eugène Riom, connue dans le monde des lettres sous les pseudonymes de Louise d'Isolé et de comte de Saint-Jean, ne s'y trouvait pas. Petite-nièce de Fouché, duc d'Otrante, elle est née comme lui au Pellerin (Loire-Inférieure). Son nom de jeune fille était Adine Broband. Elle s'est mariée jeune avec un notaire de Nantes, et a toujours vécu tranquille à son foyer, remplissant avec exactitude ses devoirs de famille et de religion. Aimant la littérature, elle a réuni, dans le salon de son hôtel du boulevard Delorme à Nantes, un

grand nombre de prosateurs et de poètes de cette ville et de la Bretagne, de Paris et même de l'étranger. Citons, au hasard, MM. Joseph Rousse, Emile Péhant, Eugène Lambert, le vicomte de la Villemarqué, de l'Institut, Eugène Manuel, Olivier Biou, l'abbé Pétard, Emile Oger, Emile Blin, Honoré Broutelle, Louis Tiercelin, Olivier de Gourcuff, qui a joué là, en 1874, Jean-Mam, l'admirable petit drame breton d'André Theuriet, avec son confrère dans le journalisme parisien, M. André Treille. Madame Riom a donné l'hospitalité, pendant son séjour en France, en 1888, au poète canadien Louis Fréchette, qui a sculpté dans l'albâtre les traits de notre muse nantaise et qui a composé dans son ermitage du Pellerin son beau livre : La Légende d'un peuple.

« Poète en vertu d'un art supérieur à l'art même, » comme Ta si bien dit Lacaussade, Madame Riom a écrit dans les rares loisirs qui lui laissaient les occupations de son foyer de nombreux volumes en prose et en vers :

Oscar f poème (i85o),La Chapelle de Bethléem,

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