LE SEKS DE LA DÉVOTION I
même, à éviter la dissipation autant que ses devoirs le lui permettront, j'espère que Dieu aura soin de lui et qu'il ne permettra point qu'il soit tenté audessus de ses forces ^. »
« Vous n'avez pas recherché cet emploi auprès de Sa Majesté *; c'est la Providence qui vous y a engagée; c'est donc une œuvre dont Dieu vous a chargée; il faut s'y rendre pour lui obéir. » — « Vous avez bien raison de croire qu'il ne faut pas attendre la liberté et la retraite pour se détacher de tout, et pour vaincre le vieil homme. Cette situation libre n'est qu'une belle idée. Peut-être n'y parviendrons-nous jamais, et il faut se tenir prêt à mourir dans la servitude de notre état, si la Providence prévient nos projets de retraite. Vous n'êtes point à vous, et Dieu ne vous demande que ce qui dépend de vous ^ »
La dévotion, pour Fénelon, ne consiste pas dans l'accomplissement des grandes actions : « Si on ne se sauvait que par de grandes actions, il y aurait peu de personnes qui pussent espérer de se sauver. Le salut est attaché à la volonté de Dieu que nous accomplissons. Les plus petites choses deviennent grandes quand Dieu les demande de nous '^. »
La dévotion vraie et solide ne recherche pas des pénitences nouvelles; elle accepte le poids de chaque jour avec un cœur content. H y a quelque âpre