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LA DIHECTION AU XVII* SIECLE

de tout mal, il supporte les misères de la vie. Quelle bonne philosophie nous enseigne François ! Comme il nous encourage à supporter les ennuis de la vie, en nous rappelant leur valeur pour notre perfection : « Ce mal de tête, ce mal de dents, cette fluxion, cette bizarrerie du mari ou de la femme, ce cassement d'un verre... bref, toutes ces petites souffrances, étant prises et embrassées avec amour, contentent extrêmement la bonté divine, laquelle, pour un seul verre d'eau, a promis la mer de toutes félicités K » E faudrait tout citer, tant sont nombreuses les pages charmantes dans lesquelles la plus sage prudence n'a de comparable que l'esprit chrétien le plus profond.

Saint François de Sales fut à ta mode pendant son séjour à Paris, et beaucoup de femmes ne vinrent le voir que pour s'en vanter.

D'autres âmes plus nobles et plus courageuses lui découvrirent leurs pensées- Certaines songeaient aux actions d'éclat. Sainte Thérèse ne leur suffisait pas; elles lisaient avec ardeur îes livres de piété les plus extraordinaires, elles ne rêvaient que visions, possessions, extases, L*esprit, avide de progrés, ne se supportait pas lui-mêmej et s'il se rencontrait des sécheresses, des adversités, Tûme se croyait perdue.

François sut porter remède à ces troubles et rétablir le calme dans ces consciences, en faisant connaître et aimer la véritable piété. Avec un jugement dVne rectitude incomparable, il distinguait les excès

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