I. Œ. C, VIII, p. 663. — 2. lUd., vni, p
il peut s'y croire grand et s'y admirer lui-même : s'il est vraiment enfant, Tamour-propre est désespéré. L'abandon donne à Tâme la libené, la paix, la joie. tt Si vous êtes fils et vrais enfants du Père, vous serez vraiment libres ■ »j et Bossuet ajoute : « Si quelque chose est capable de rendre une âme libre et de la mettre au large, c'est le parfait abandon à Dieu et à sa volonté. » C'est le tombeau des scrupules. <t On a écrit des livres entiers sur la nature et le traitement de cette horrible maladie ; tout s'y réduit à obtenir que le scrupuleux s'abandonne *. » Il n'est donc pas étonnant que Fénelon revienne si souvent à cet état : « Où est F esprit de Dieu, là est la liberté^; où est la gêne, le trouble et la servitude, là est l'esprit propre, et un amour excessif de soi. Que le parfait amour est éloigné de ces inquiétudes ! on n'aime guère le bien-aimé, quand on est si occupé de ses propres délicatesses ^... L'unique source de la paix est l'abandon sans réserve... N'espérez point la paix, ni en écoutant les délicatesses de l'amour-proprej ni en voulant fuir Dieu. Vous trouveriez dans les solitudes les plus éloignées tous les tourments de Tamourpropre, si vous y alliez pour vous soustraire aux jalousies de l'amour de Dieu, et pour flatter celles de l'amour-propre K.. » Chaque jour il disait la même chose, tant il attachait de l'importance à Taniour de Dieu et à l'abandon à sa volonté.