IICor.,m,i7. — 4. Œ.C.,VIII,p.625.— 5./&(i.,p
La mort le surprit répétant les mêmes conseils. Cette correspondance, qui montre rattachement et le dévouement de Fénelon aux personnes qui s'adressaient à lui, prend parfois un air de tristesse : « J'aimerais mieux mourir, disait-il, que de manquer aux besoins des âmes qui me sont confiées. » Il sourit quelquefois : « Je partagerai mon après-dînée en trois points, comme un sermon. Compagnie céans pour la cérémonie, visite cordiale chez vous, et promenade au soleil *. »
On le voit souflFrir de l'inefficacité de sa parole, des tristesses de cette femme dont il nous retrace les tourments. La peinture de cette âme, étreinte dans les réseaux serrés d'une conscience étroite, cet esprit tourmenté par une imagination surexcitée, ces déchirements intérieurs, terribles pour un cœur féminin, laissent une impression pénible. Nous constatons au moins que l'homme qui calmait ces douleurs savait, par son expérience personnelle, ce qu'est la souffirance morale et les eflForts de l'amour-propre pour y échapper : « Votre âme est bonne et s'affermit dans ses bons désirs : ses croix sont grandes, mais il les lui faut avoir aussi grandes qu'elle les a. Il n'y a que Dieu qui sache bien prendre la mesure de chacun de nous. Vous en prendriez trop en un sens et trop peu en un autre ; trop sur votre santé et votre courage naturel, mais trop peu sur votre délicatesse : toutes ces mesures sont fausses, n n'y a qu'à laisser faire Dieu. »