I. Œ.c, vm
FÉNELOM ET BOSSUET 4^5
à Bossaet a le moyen de faire écouler en Jésus-Christ tout son amours, « Quoique je vous dise pour cela, répond-ilj vous me pourrez encore demander le moyen de pratiquer ce moyen».. Sachez doûc, ma fille, qu^il y a des choses où le moyen de les feire est de tes faire sans autre moyen. Car les faire^ c'est les vouloir fortement, et le moyen de les vouloir fortement, c'est de œmmencer tout d'abord à les ûire fortement en foi, c*est-à-dire dans la confiance que Dieu fait en nous « le vouloir et le faire \ o
Puis, pressé fonement, Bossuet se joue de son esprit : « Je n'en dirai pas davantage, parce que je n'en sais pas davantage S y^
On ne peut être moms docteur que cela ; et cependant l'assurance du langage est extrême : « Je vous permets les plus violents transports de l'amour, vous dussent-ils mener à la mort, et toutes les fureurs de la jalousie, vous dussent-elles être une espèce d'enfer. Enviez saintement et humblement toutes les familiarités de l'époux aux âmes à qui il se donne, non pas pour les en priver^ mais pour y participer avec elles; donnez toute votre substance pour acquérir son amour : qu'il soit toute votre substance; écoutez4e lorsqu*iI traitera le sacré nnariage avec vous; soyez-lui une porte par où il entre, et une muraille pour le renfermer. Il est la vigne j soyez la branche, et dites-lui : « Sans vous je ne puis rien', 39 CXu*aurait dit Bossuet s'il avait