‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 244 sur 254 · Cant,^ V · texte numérisé non relu

Cant,^ V

j. Œuvres C, Vfll, 13, 14, 4. Œ. C.,Vm, 3 H'

précises sur Yamaur désintéressé; elle s'adressa à Bossuet; voici ce qu'il répondit : « Quand vous me pressez, ma fille, de vous répondre sur vos questions de l'amour de Dieu, vous ne songez pas ce qu'il fendrait pour y satisfaire, et que d'ailleurs cela n est point nécessaire. Car c'est là le cas où arrive ce que dit saint Jean : « L'onction vous enseigne tout. » L'amour s'apprend par l'amour; et à l'égard de ce pur amour, ce qu'il en faut savoir, c'est qu'il emporte un dépouillement universel. Cela va bien loin, et porte des impressions bien crucifiantes. C'est pourquoi je ne croirais pas qu'il fallût ni le désirer, ni le demander à Dieu, encore moins se mettre en peine de ce que c'est. Car le propre de cet amour est de se cacher soi-même à soi-même. Quand on lèsent, pour l'ordinaire, on ne l'a pas; quand on l'a, on ne sait ce que c'est; je veux dire qu'on le sait bien moins lorsqu'on l'a que lorsqu'on ne l'a pas. Car quand on ne l'a pas, on en raisonne comme les autres; mais quand on l'a, on se tait, on ne sait qu'en dire, et on ne peut en parler, si ce n'est dans certains élans que Dieu envoie, lorsqu'on y pense le moins ^ »

Ce n'est pas l'enseignement clair que donnait Fénelon ? Ici c'est une fin de non-recevoir.

La pieuse veuve revient à la charge ; elle demande des directions positives sur l'amour très riche qu'elle éprouve pour son époux céleste, dans un style très imagé, un peu matériel même. M°** Cornuau demande

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