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de famille pour en faire un nom de baptême. H est devenu un des saints du calendrier.
Si Ton pénétrait le cœur de ces deux grands hommes, nous aurions peut-être un secret de plus. Fénelon écrivait un jour : « Je suis à moi-même tout un grand diocèse plus accablant que celui du dehors et que je ne saurais réformer'. » Et ailleurs : « Je hais le monde, je le méprise et il me flatte néanmoins un peu. Je sens la vieillesse qui avance insensiblement et je m'accoutume à elle sans me détacher de la vie*... Dieu nous ouvre un étrange livre pour nous instruire quand il nous fait lire dans notre propre cœur'. » Comme cette figure est attrayante! Ses faiblesses mêmes le rapprochent de nous. Sa sincérité à les confesser nous touche, son courage à les combattre nous relève ; il nous réconcilie avec nous-mêmes.
Bossuet est un impeccable, soit ; mais c'est parfois un implacable. Qu'a-t-il dit de Molière? « La postérité saura peut-être la fin de ce poète-comédien, qui en jouant son Malade imaginaire mourut... et passa des plaisanteries du théâtre... au tribunal de celui qui dit : « Malheur à vous qui riez, car vous pleurerez ! ^ »
Fénelon a, lui aussi, parlé de Molière : sans doute il lui reproche des plaisanteries outrées, des railleries déplacées sur des sujets qui commandent le respect, mais il avoue qu'il est un « grand poète comique... encore une fois je le trouve grande »