I. Œ. c, VI, p
iMADAME Dli MAINÏENON ■ JJ/
tienne ? Fénelon leur répond dans la personne de Mme de Maintenon : tant la vérité fondée sur la connaissance de la vie demeure inébranlable ! « J'avoue le dang-er, et je le crois encore plus grand qu'on ne saurait le dire. Je conviens de la nécessité de se précautionner contre tant ^e pièges... premièrement, je crois que vous devez poser pour fondement de tout la lecture et la prière... pourvu que vous soyez fidèle à vous dérober des temps réglés, soiret matin, pour pratiquer ces choses, vous verrez qu'elles vous serviront de contrepoison contre les dangers qui vous environnent... La seconde précaution que je crois nécessaire, est de prendre, suivant qu'on est libre et qu'on sent son besoin, certains jours pour se retirer entièrement et pour se recueillir... Troisièmement, je suppose que vous vous bornez aux divertissements convenables à la profession de piété que vous faites, et au bon exemple que le monde même attend de vous... Enfin, je crois que vous ne devez entrer dans les divertissements de la Cour, que par complaisance et qu'autant qu'on le désire... Je suis persuadé qu'en vous attachant à ces règles, qui sont simples, vous attirerez sur vous une abondante bénédiction ; Dieu qui vous mènera comme par la main dans ces divertissements, vous y soutiendra. Il s'y fera sentir à vous. La joie de sa présence vous sera plus douce que tous les plaisirs qui vous seront offerts. Vous y serez modérée, discrète et recueillie sans contrainte, sans affectation, sans sécheresse incommode aux autres. Vous serez, suivant la parole de saint Paul, au milieu de ces choses comme n'y étant pas, et y montrant néanmoins une humeur gaie et complaisante, vous serez toute à tous (i). »
Ce sont de sages conseils, dont savent profiter les vrais