‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 248 sur 250 · Œ. C, \III, p · texte numérisé non relu

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que nous n'avons point perdu. Nous nous en approchons tous les jours à grands pas. Encore un peu, et il n'y aura plus de quoi pleurer. C'est nous qui mourrons : ce que nous aimons vit, et ne mourra plus (i). »

Pour finir, il nous sera bien permis d'agrandir notre cadre et de serrer de plus près le parallèle entre Bossuet et Fénelon. Pourquoi toujours les opposer l'un à l'autre? Pourquoi ne pas examiner séparément plutôt leurs qualités différentes pour en tirer la preuve de leur égale supériorité? Le XVir siècle a produit des hommes bien illustres, mais Bossuet et Fénelon en sont les plus complets représentants par l'alliance du génie et de la grandeur morale.

Tous deux ont été l'honneur de l'épiscopat français. Pendant ces deux longues existences, pas une tache, pas une faute au point de vue de la plus sévère morale, le mot p7ir s'applique à chacun de leurs jours. A la gravité des mœurs s'ajoutait chez eux la dignité des manières, le sentiment profond des devoirs épiscopaux.

Voici entre eux une première différence assez curieuse. Chez Bossuet, la table était servie d'une façon convenable, sans aucune délicatesse. Des mets simples, des meubles simples, une maison peu nombreuse. En regard, qu'on se rappelle la description de l'abbé Le Dieu d'un dîner à l'archevêché de Cambrai. Le contraste est saisissant. Bossuet ne visait pas à l'économie, ses affaires étaient toujours en mauvais état et il convenait ingénument qu'il n'entendait rien au bon arrangement de son dofnestique. Fénelon savait si bien accorder ses goûts de générosité avec l'ordre le

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