‹ Fénelon, directeur de conscienceChapitre 61 sur 250 · Œ. C, IV, p. i · texte numérisé non relu

Œ. C, IV, p. i

Lli MYSTICISME DE FlvNELON : DOCTRINE (j7

actions que la raison peut produire ( i ) » ; mais les deux prélats signèrent ensemble le treizième article d'Issy qui enseigne « que dans la vie et l'oraison la plus parfaite, tous les actes des vertus chrétiennes sont unis dans la seule charité, en tant qu'elle anime ces vertus et qu'elle en commande l'exercice ». Le trente-troisième article autorisait encore plus expressément l'amour désintéressé (2).

2"^ L'oraison est l'élévation du cœur à Dieu, c'est une prière qui se fait par des actes purement intérieurs et sans prononcer une parole.

Tous les maîtres de la vie spirituelle distinguent plusieurs degrés d'oraison mentale qui peuvent se réduire à deux : la inéditaîion et la coiiteinplaiioii. Mieux que personne, saint François de Sales a expliqué ces deux états (3), et sa doctrine a toujours été admise par Bossuet et Fénelon. La méditation « est une pensée attentive, réitérée ou entretenue volontairement en l'esprit, atln d'exciter la volonté à de saintes et salutaires affections et résolutions (4) ». L'àme s'applique à des considérations pour y trouver des motifs d'amour. La contemplation n'est « qu'une amoureuse, simple et permanente attention de l'esprit aux choses divines (5) ». Puis le saint évêque assigne trois différences principales, la méditation nous excite à

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