‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 129 sur 350 · P.. VIII · texte numérisé non relu

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i. Cf. plus loin, UttrcsSWI.

Il me semble que mon âme est comme une eau, qui se répand dans les cœurs de ceux qui me sont donnés, avec abondance, jusqu'à ce qu'elle les ait rendus égaux à soi en plénitude divine.

Hier le Maître faisait en moi cette demande : Que t*ont fait tels et tels, et surtout N.^ ? Notre-Seigneur me donne beaucoup pour son âme, parce qu'il le veut beaucoup hâter et avancer. Il connaîtra cela un jour, et ce qui est opéré parce méchant néant, où Dieu est seuP. Sa docilité plaît beaucoup à Dieu et attire ses complaisances. Il me fut dit dans le langage muet du Verbe, il y a un jour ou deux : C'est mon fils, en qui je me complais^, et à mesure que Dieu prenait des complaisances sur son âme, je voyais comme ce regard de complaisance le purifiait et le rendait encore plus l'objet des complaisances de Dieu, et cela continuellement. Cette complaisance m'était donnée pour son âme; et je voyais que ce n'était qu'une seule et même complaisance, que celle que Dieu avait sur cette âme, et celle qu'il donnait à mon âme pour elle : elle se faisait en unité divine très parfaitement. Et ce même regard de Dieu, et de mon âme en Dieu sur cette âme, fait un écoulement continuel et de grâces et de Dieu sur cette âme^, car ce regard est une production continuelle du Verbe dans l'âme. Le Père, en regardant l'âme, y produit son Verbe, et la met par là en silence, paix et

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