Gf. fragment d'autobiographie, p. 8 et n
2. Premier paragraphe, t. V, p. aSS-g ; le reste de la lettre, t.. III, Lettre à l'auteur^ p. /iCG-g.
3. Forme les t. V, VI et VII du Nouveau Testament, commenté par Mme Guy on.
4. Mot rare au xvii« siècle, transposé en français du latin théologique, pour désigner la vue parfaite de Dieu. On en trouve quelques exemples au moyen âge ; Godefroy en cite deux dans son Dict. de l'ane, langue franc. : a les anges compréhenseurs », Jésus-Christ a le vray compréhenseur ».
TN
dehors et pour le dedans, en se conformant à toute volonté de Dieu. L'abandon bien entendu est un exercice continuel de notre liberté, pour la délaisser il tous les mouvements du Saint-Esprit : ainsi, ce qu'on appelle passiveté', n'est jamais une absolue cessation d'action, mais c'est un usage très libre de notre volonté, pour la laisser conduire par celle de Dieu. Un homme qui se laisse faire par un chirurgien une incision profonde et douloureuse, fait sans doute une action très libre et courageuse, en ne se remuant pas, pour laisser faire le chirurgien '. Quand
I. Le commentai ru de ce paragraphe se Irouve clans V Explicalii"! des Maximes, art. \X.IX. cl \X.X, vrais, cdît. cit., p. ir|rj.3oJ cl 3oi|- 3i3 ; cf. en particulier pour les Harnicrcs lignes ; « On nWf jamiU imptccMi, cic. a Art. X\X. p. 3io : a Cet état est habituel, mai> il D'est pas entièrement invariable, cat, outre que Time co |icut di^choir absolument, de plus elle y commet des taules ïêniellcs. »
que. no dincro gu*™ de praderue et do primycnce; cf. Lettre XLVl, p. I3i: cf. aussi Sur/.'s ixiriKléres dt la piiié. t. V.P.67S.9: «N'avonsnous pas pour nos intérêts propres une ixttninG proi/idenee de |H>litiquc.
,UTHea)„:Lellreaadar:diCke^reusf,s.d..t. Ml. p.i,e,.g: «Quand on étudie, il ne faut étudier que par un vrai besoin de promdpn':e^ it
3. Cf. UUres spirilaelUs. l. VIII, p. 367, 3 : a On parle magniQqucuient de la passiveté perpétuelle, ji
â. Cf. /«(rnclioni. X.Xn, t. VI, p- .31. 3 : « On est entre ses moins (de Dieu) comme un malade dans celle d'un cliirurgien. qui
84 FENELON ET M'»« GUYON
les choses sont expliquées, on n'a pas de peine a entendre que l'oisiveté est mauvaise, et que le repos, où Fânne se laisse librement à Dieu, pour être agie et mue par son esprit, est excellent : c'est le sabbat éternel réservé aux enfants de Dieu ^
En ce sens, non seulement on passe en Dieu, mais on y demeure :
Mon Père et moi nous demeurons en lui . . Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. . . // demeure en moi et je demeure en lui^. Si vous ne demeurez en moi, . . Nous savons que nous sommes en lui, . , Celui qui demeure dans V amour j demeure en Dieu,,, Nul homicide na la vie éternelle demeurante^ en soi.,.^ Le terme de demeure, bien entendu, signifie un état fixe et paisible. C'est cette paix, qui est le fruit du Saint-Esprit, qui surpasse tout sentiment humain, et qui gardé en Jésus-Christ nos cœurs et nos intelligences^. L'âme se repose, quand elle ne veut plus rien par aucun propre mouvement, qu'elle n*est plus agitée par aucun désir, et qu'elle se délaisse au mouvement divin. Celui qui est dans un vaisseau au milieu des vents et des vagues, se repose, parce qu'il
est pour nous faire vivre, et celle de Dieu pour nous faire réellement mourir » ; cf. id.y XXXIV, id., p. I^'J, d.
1. dî. Lettres spirituelles^ t. VIII, p. 679, d : « Le repos, qui est un essai et un avant- goût du sabbat éternel, est bien doux. ».