‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 16 sur 350 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

pondance : les notes et références, qui soulignent le texte par le menu, apporteront pour la plupart des faits, des idées et des mots la confirmation de ceux-là mêmes à qui les lettres sont attribuées.

De cette démonstration fragmentaire, et à laquelle rien ne saurait suppléer, on peut pourtant présenter ici les arguments essentiels, en les coordonnant.

Ceux qui savent que Fénelon n'est pas seulement l'auteur du Télemaque, ceux à qui les Lettres spirituelles ont découvert un Mentor moins pontifiant et plus souple, ceux-là ne seront nullement scancalisés, en lisant cette « correspondance secrète ». Ils y retrouveront plus abandonné, plus rafiiné, plus souffrant, plus subtil, plus ingénu et plus habile tout ensemble le Fénelon. qu'ils connaissaient : à la fois autoritaire et amoureux de confidence, inquiet et avide, de pacification, sentant ses misères douloureusement et retrouvant toute sa sincérité pour les confesser, épris de rares chimères et les poursuivant avec un enthousiasme un peu étroit, enfantin parfois. Ils ne s'étonneront pas avec l'abbé Gosselin de le voir dans ces lettres à la fois « maître et disciple, directeur et consultant * »; c'est là au contraire une tendance profonde de cette belle nature, si humainement contradictoire ; et c'est là, comme j'essaierai de le montrer plus loin, ce qui devait le conduire par un inévitable glissement au piège involontaire de Mme Guyon.

Mais, pour en venir à des comparaisons plus précises, on ne trouvera pas dans cette correspondance une seule proposition théologique, un seul conseil de direction intérieure, que Fénelon eût pu désavouer

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