I. Cf. même lettre, p. 98, n
.2. Cf. fragment d'autobiographie, p. 3, n. 4.
fièvre. Je me dois à Dieu et à vous ; si je vous impor^r tune, défendez -moi d'écrire, et j*espère que j*obéirai .
Votre dernière lettre ^ m'a fait encore plus d'impression que toutes les autres, Madame : Tout m'y accommode parfaitement . Pour les répugnances , je crois n'en avoir aucune dans la volonté, il y a déjà assez longtemps. Ce que j'appelle donc répugnance, c'est de goût, c'est opposition involontaire. Ce que je craindrais, serait de suivre trop ces répugnances dans certains cas, où la volonté de Dieu est obscure et délicate à se faire sentir, et où les mouvements naturels sont très forts, pour repousser ce qui me choque. J'espère néanmoins que leur force sera ce qui me le fera mieux apercevoir, pour ne les poursuivre et ne pas m'opposer à ce que Dieu veut faire.
Pour les répugnances du fond, auxquelles vous dites qu'il faut céder*, j'avoue que je ne suis pas assez simple et assez souple pour les discerner. Je suis trop accoutumé à me servir de ma raison et à repenser souvent à une chose, avant que de m'y fixer, excepté certaines choses, dans lesquelles il se représente d'abord à mon esprit une pensée si claire et si démêlée, qu'elle m'arrête absolument. Dois-je me contenter de m'arrêter dans le moment, dès que je m'aperçois que le mouvement de propriété me conduit,