Si vous lui résistez, etc
3. Explication des Maximes, art. XXX, vrai, édit. cit., p. 311 : <( Une eau tranquille devient comme la glace pure d'un miroir. Elle reçoit
ans altération toutes les images des divers objets, et elle n'en garde aucune. L'àme pure et paisible est de même, w A. Cf. Lettre VIII, p. 33, n. i et a.
• ;4. Job, IX, l^. Même citation. Lettre XLI, p. 112. Fénelon se l'est '^.•'»*[ivpTO]pnéc; cî. Explication des Maximes, art. XV II, vrai, édit. cit., t • * *^». i48 et Instructions, XXII, t. VI, p. ï23, g.
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quelle est comme le parfait équilibre, est balancé par le moindre mouvement, et un grain de sable lui donnera un poids ; mais sans cela, il ne sera jamais propre à la souplesse qu'il faut avoir pour toutes les volontés de Dieu.
La communication que Dieu fait par lui-même et par ses créatures, est toujours conforme et entre elles et à l'état de l'âme. Si c'est une personne qui ait besoin de sensible, cela se fait avec goût et sensibilité ; si elle n'a besoin que de souplesse dans la main de Dieu, son âme par là est rendue plus souple ; si elle est en état de mort, cela lui cause la mort ; si elle a besoin de courage, cela lui en communique un imperceptible. Ainsi donc, il ne faut pas juger de l'utilité, que nous recevons des communications, par ce que nous ressentons ou goûtons sensiblement, mais par la suite, et parce que l'on nous donne toujours ce qui nous est propre dans la volonté de Dieu, et selon son dessein éternel sur nous.
La personne dont vous me parlâtes hier porte en soi la source de son exercice et la cause de sa mort. Ne craignez pas pour lui, il vous tient par un lien. Si on s'échappe, on reviendra. Cultivez sur toute chose son germe d'intérieur, je vous en prie, et ne craignez point de l'aider selon vos lumières, il a besoin singulièrement que le germe de l'intérieur soit cultivé en lui, et nourri par la lecture et le silence. Il faut des livres qui aient le germe de la vie ; mais ne l'épargnez pas. Si vous vous reteniez en la moindre chose à son égard, cela ferait un entre-deux * et une barrière entre vous, qui, malgré l'amitié naturelle, empêcherait la correspondance^ du cœur ; et, comme Dieu se servira de vous pour l'aider, il s'en servira aussi pour l'exercer. Il vous servira aussi d'exercice ; mais la fidélité à votre égard doit êtreentière.
Je n'ai pu me défendre de vous écrire ceci malgré ma