‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 172 sur 350 · Job, IX, 4; cf. Lettre XX.XVIII, p · texte numérisé non relu

Job, IX, 4; cf. Lettre XX.XVIII, p

/i,-£lf. Lettre XXXIX, p. lo/i et n. 2.

5. A pour conséquence ; fréquent dans ce sens au xvii" siècle

marque que la volonté est amorliet et non pas morte. Quand la volonté est parfaitement morte il n*y a plus ni résistance, ni répugnance : et Ton ne peut jamais connaître si une âme répugne ou résiste, qu'elle n'ait été dans le creuset et à Tépreuve. Jusqu'à ce temps ce n'est qu'amortissement, causé par l'onction de la grâce et la docilité de l'âme ; ce qui la prépare et dispose beaucoup à la mort * . Il est vrai que vous n'avez aucune propriété volontaire et délibérée^ ; et je sens avec un plaisir, aussi grand que ce que Notre-Seigneur me donne pour vous est intime, la souplesse de votre âme ; mais il y a une propriété naturelle et habituelle, qui subsiste, quoiqu'elle ne vous paraisse pas actuellement pour les raisons que je vous ai dites.

Ma santé se détruit, et ma faiblesse est augmentée par l'étendue de ma fièvre. Dieu sait ce qu'il veut faire de ce néant, qui est tout à lui, et en lui tout pour vous, Oserais-je vous prier de garder ces lettres ? parce qu'il viendra un temps, où vous les comprendrez encore d'une autre sorte ; et vous trouverez vos dispositions, quoique changées, conformes à ceci ; car les lumières générales, quelque propres et utiles qu'elles vous paraissent, ne le sont jamais autant que celles qui nous sont données pour nous-mêmes ^,

XLII. — FÉNELON A M^e GUYON ^ Je me sens porté à vous écrire depuis hier, Madame,

I. C'est la réponse à la demande (p. 10/4) : « Marquez la différence précise entre mort et amortissement ».

a. « Je croirais que je n'ai aucune propriété naturelle et délibérée »

3. Cette lettre, qui répond à celle du 6 avril, est sans doute du 7.

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