Sur cette formule, cf. Lettre VIII, p. 3i, n
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conduisent ni par la volonté de la chair, ni par la volonté de l^hommet mais par la volonté de Dieu, qxïil est donné d^être enfant de Dieu^. Oui, Dieu veut que vous soyez enfant ^, et des plus petits enfants : c'est comme il vous veut, c'est où il vous aime, et où vous ferez les délices de son cœur. Il ne demande que cela de vous, pour retour à tant d'infinies miséricordes qu'il vous fait ; et c'est la seule disposition où il vous veut, pour faire en vous et de vous tout ce qu'il lui plaira.
Si vous vous accoutumez de bonne heure à cette souplesse, vous ne souffrirez guère, car le dessein de Dieu n'est pas de nous faire souffrir ; rien ne souffre chez nous que la résistance : qui a pu résister à Dieu, et vivre en paix^? Ne résistez jamais, vous ne souffrirez jamais. Je ne m'étonne pas des fautes actuelles et passagères ; cela tombera, et servira à vous faire mourir. Souvent la vive douleur d'une faute vient beaucoup de la nature, qui ne la peut souffrir, et qui a encore plus de peine, lorsque les fautes ont paru et mal édifié *, quoiqu'elle ne voie dans le moment aucun de ces motifs dans sa douleur, mais seulement la peine d'avoir offensé Dieu. Il faut porter cette peine nûment, sans vouloir par une activité naturelle accommoder les choses, soit du côté de Dieu, soit du côté des créatures. Ceci est très fort, et l'on y manque souvent, même par bon prétexte. Ceci emporte ^ dans la suite une mort fort étendue.
Quoique les fautes que vous faites vous paraissent n'être que passagères, et purement naturelles (et cela est vrai), elles viennent pourtant d'un principe habituel qui