T. III, Lettre LVIII, p
8. Les anagrammes, dont il est parlé au début de la Lettre XLVIl, p. 1 2 I .
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soit, il sait ce à quoi il vous destine, et il se servira de vous assurément. Peut-être irez-vous au but par des chemins écartés.
Le parti que vous prenez est le sûr, de laisser les choses telles qu'elles sont, souflrant Timportunité des pensées et des réflexions, qui se battent les unes les autres. Il n'est pas nécessaire que vous me disiez que vous êtes en paix : je le sais, parce que tout le tracas ne se fait que dans la tète ; mais le cœur est entièrement libre, puisque la volonté est entièrement exempte de désirs.
Tout le défaut que vous feriez en cela, serait de rejeter les choses par humilité, comme voulant vous rabaisser, et combattre ce qui vous paraîtrait humain, — ce qui n*est plus de saison, et qui vous ferait plus de tort que tous les bruits de votre imagination ne vous en peuvent faire, parce que c'est une action propre, qui veut rejeter ou accepter. Que votre imagination soit remplie de cela, ou d'autre chose (qu'importe) ! Dieu, voulant vous faire marcher par la foi la plus obscure, vous fera souvent souffrir de ce côté-là, et souvent sur des bagatelles, qui, n'étant pas de cette conséquence, vous humilieront bien davantage.
Il ne faut pas même faire d'effort pour entrer dans votre /lo/i-voiV S ni pour faire tomber les choses *. Laissezvous piquer de ces mouches. Il n'y a rien à faire, que d'attendre en patience que Dieu, qui vous aime avec une tendresse de Père, fasse de vous ce qu'il a destiné. Dieu vous conduit avec une bonté, qui me charme. Je le vois appliqué à vous avec un amour infini, content de votre délaissement en ses mains.
Ne vous étonnez pas que Dieu, qui vous conduit parla plus pure foi, permette certaines choses qui paraissent hors de la foi, quoiqu'elles n'en soient pas, étant toutes simples