I. Cf. fragment d'autobiographie, p. 6, n
3. La communauté de Mme de Miramion, où logeait encore Mme Guyon (cf. Lettre XXV, p. 7a et n» i). Il se peut aussi qu'il s'agisse de Saint-Cyr, a où Mme Guyon se trouvait souvent ; Mme de Maintenon l'avait tellement goûtée, qu'un jour, se trouvant dans une profonde tristesse à Saint-Gyr, elle l'envoya quérir à Paris, n'espérant trouver de la joie et de la consolation que dans la douceur de son entretien ». ^helippeaux. Relation, édit. cit., t. I, p. d3.)
130 FENELON ET M-«« GUYON
'voias donc conduire par celui qui vous aime avec tendresse. Plus ce qui est de vous chez vous sera détruit, plus il vous possédera. Ce n'est pas vous qui le détruirez^ mais» en demeurant fidèle dans la privation de toutes les vies, dont il Ti*est pas Tunique principe, il fera en vous tout cet ouvrage. Je ne vous dis pas : à Dieu*, puisque vousm*êtes aussi intime que moi-même, et il semble que Dieu ne descende avec impétuosité dans ce cœuf que pour se reposer dans le vôtre, sans que je vous trouve un instant hors de lui, ce qui me serait impossible ^.
Lh — FÉNELON A M"»* GUYON a
Je recevrai, Madame, avec un grand plaisir la Vie que vous me promettez *, puisque vous êtes persuadée que cette lecture m'est plus convenable que nulle autre. A votre retour^, vous me l'enverrez. Cependant je lirai ce que j'ai*.
H me semble que je suis le quatrième à B[eynes] ". Il n'y a point de distance en Dieu, tout ce qui est un eii lui se touche®. Il me semble que je me trouve en