‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 199 sur 350 · Ps. XV · texte numérisé non relu

Ps. XV

a. Même formule, Lettre XIV, p. ii8.

M-"- GCYON A FÉNELOX 141

plaUii: de vous ballotter de telle sorte, que tout vous paraîtrait perdu ! Mais, comme vous ne prétendez autre chose que de Tôtre, vous aurez alors de quoi vous réjouir.

Que j'ai de joie de la poursuite continuelle que Dieu vous fait, et qu'il est un admirable conducteur, un charmant Maître ! que ceux qui se laissent enseigner de lui sont heureux ! Que j'ai de joie de ce que vous en usez avec petitesse pour récréer vos sens. Vous -ne sauriez croire combien cela est nécessaire pour votre âme et pour votre' santé, et combien cela plaît à Notre-Seigneur. Gomme il vous conduit par la main, je ne vous dirai pas qu'il faut toujours aller contre le fil de l'eau t ni par la violence : cela ne doit être que dans les choses que la Providence de Dieu nous fournit, ou qui sont d'ordre de Dieu dans notre état ; autrement vous iriez souvent contre des répugnances, que Dieu vous enverrait lui-même peut-être, pour vous défaire de certaines choses où il ne vous veut pas. Mais, comme il vous éclaire et vous conduit, il vous fera démêler cela.

Vous aurez à souffrir sur une chose, qui est que vo^ répugnances augmenteront, et en même temps l'impuis* sance de les surmonter. Il vous arrivera aussi de perdre souvent la trace de la conduite de Dieu sur vous ; ce qui sera accompagné de dégoût et de sécheresse. Vous serei souvent comme un oiseau, qui voltige sans trouver où poser son pied ; mais tout cela ne servira qu'à vous faire comprendre l'extrême dépendance où vous êtes de Dieu» et la différence qu'il y a de vous à bien d'autres. Vous serez comme l'oiseau du soleil, qui est plein de vigueur et de force, lorsque ce bel astre darde ses rayons sur lui, mais qui tombe dans une défaillance de mort, sitôt que le soleil se cache, puis reprend une nouvelle vie, sitôt qu'il paraît. Soyez cependant persuadé que ce sera le temps où la protection de Dieu sur vous sera plus forte, quoique moins sensible. Si vous saviez combien il aime

112 FE>ELi»X ET M- «iCT-N

votrer àrrie, ^o»js '^n mourriez de rgt:?: n n.tT^gAPce - > Je le ^ot», et j>a su toQte ceii*» cLjot je soi* cap.ihle -.

Page 1