LM. — FÉ>ELO> A M« GLTO
La (ïi^p^j-èiiion reprétsent^ * e?t sans doute îdcoidpatible avec le péi:hé mortel : rien n'est si pur, ni si parfait. L'unique ch«>ie, qui pourrait mettre en doute, serait les circonstances d'une conduite qui ne paraîtraient pas proportionnées à des disp:»silions si pures, et qui feraient craindre qu'elles ne fussent pas sincères ; mais il faudrait des circonstances prodigieusement fortes, et rnème manifestement mauvaises, pour rendre suspectes des dispositions si parfaites et si éloignées de tout mal- Il peut y avoir des âmes éprouvées par la tentation, qui se croient criminelles en cet état; et cette persuasion qu'elles sont criminelles, est la plus rigoureuse épreuve, par où Dieu veut les purifier. Voilà ce que je croirais facilement, parce que les personnes qui aiment Dieu d'un amour si pur, et qu^il aime à proportion, doivent passer par le creuset, et mourir à elles-mêmes. Pour lïUusion, qui peut sans doute se mêler jusque dans les choses les plus parfaites, je crois qu'on en verra toujours les marques; mais
•I, M<^inc id^e, Lettre L, p. 128.