Cf. Lettre XXX.II, p. 80, n
4. Moyen court el très facile de faire oraison, que tous peuvent pratiquer irês ais-'ment et arriver par là dans peu de tems à une haute perfection. La première édition en parut à Grenoble en i68d. Le livre atteignit très vite sept éditions: c'est le manuel fondamental du « Guyonisme ». 11 se trouve joint aux autres petits traités de Mme Guyon, dans le t. I des Opuscules^ édit. cit., p. i-io6.
sensible, il me semble qu'il entre bien avant dans les vues de pure foi. Peut-être faudrait-il pour lui plus d'expérience que je n'en ai. Mais je me contente d'être attentif à la lumière que Dieu me donne, et de lui parler fort simplement suivant son ouverture, et suivant ce qui me vient dans le moment où je lui parle. S'il vous est donné quelque chose là-dessus, mandez le moi. Je ne lui parle jamais le premier sur cette matière. Je ne sens rien pour vous* et je ne tiens à personne au monde autant qu'à vous. Ce 9 juin 1689 ^
LXVr. — Mme GUYON A FÉNELON »
Sitôt qu'une lecture ne vous convient pas, quittez-la. L'on m'avait fait entendre que les explications trop intérieures ne vous agréaient pas tant... parce qu'elles vous paraissent s'écarter plus de leur texte *. Demandez à M[adame ?J de G[hevreuse] le premier tome ° des Epîtres de St. Paul, que je lui laissai à B[eynes]. Lisez, si vous voulez, celle aux Ephésiens*^ que vous avez, et tout ce que Notre-Seigneur vous inspirera. Tenez-vous très libre
1 . Mine Guyon sent de même : « Ordinairement je ne sens rien pour vous » (Lettre du i5 juin i68g, p. 170).