‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 212 sur 350 · Cette lettre répond à la Lettre LXIll, p. i · texte numérisé non relu

Cette lettre répond à la Lettre LXIll, p. i

3. Premier et dernier paragraphes, t. V, Lettre LXXIV, p. 4i3-5 î le reste de la lettre, t. 111, Lettre XGVIII, p. ^2'J-^.

ti. Cf. Lettre XXXIl, p. 79 et n.- 4.

5. Où se trouve le commentaire de l'Épître aux Romains ; cf. Lettre précédente, p. iCo, n. 3.

0. Nouveau TesUimenl^ édil. cit., t. VI (t. II des Epîtres de saint Paul), p. 489-580.

M»« GUYON A FENELON 463

au nom de Dieu * . Nulle gêne ni contrainte. L*Êpître aux Romains est ce qu'il vous faut.

La profondeur de la science et de la sagesse de Dieu est incompréhensible à la science et à la sagesse humaine. C'est pourquoi Dieu vous choisira toujours des moyens de salut tout opposés à la science et à la sagesse humaine. Soyez persuadé que, quelque profondeur qu'ait l'esprit humain, il ne peut jamais atteindre à connaître les routes incompréhensibles de Dieu, et que les sentiers, par lesquels il conduit ses serviteurs les plus chéris, ne tombent point sous la connaissance de l'homme, qui ne pourra jamais les pénétrer avec tous les efforts des raisonnements humains ; et ce qui est surprenant est que presque tous les hommes s'ingèrent de juger des serviteurs de Dieu. Et qui peut lui dire : Pourquoi conduisez-vous de la sorte ? profondeur des secrets d'un Dieu ' ! vous enlevez ceux à qui il vous plaît de les manifester, qui sont ordinairement les plus petits et les plus méprisés des hommes.

Ne vous violentez pas pour prendre un temps d'oraison: n'y allez point, si le Maître ne vous y convie. Ce n'est point à vous à prendre decestemps; cela appartient aux hommes qui se conduisent eux-mêmes, mais non aux petits enfants, qui ne savent pas ce qu'on leur fait faire.

Il n'est pas le temps des épreuves. Soyez persuadé que vous n'en aurez qu'autant que vous serez homme fort. Les enfants, qui cèdent et se laissent mener sans raisonnement, comme l'on \eut, et qui ne font nulle attention à ce qu'on leur fait faire, n'ont point toutes les peines qui arrivent dans les voies de l'esprit, qui ne viennent que de propriété, de résistance, ou faute de gens, qui, ayant marché les premiers par les routes impénétrables

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