Cf. Lettre LXV, p. 162 et n. i
k' Cf. fragment d'autobiographie, p. 7 et n. 3. 5. Cf. Lettre du ao septembre 1689, p. 274.
M»« GDYON A FÉNELON i71
■mort, et que la mort doit venir, votre sécheresse n*est pas mortelle. Elle vient d'une autre cause. L'on ne peut ^tre plus à vous que j'y suis, d'un cœur vraiment maternel. La charité de Jésus-Christ me presse*. Ce 1 5 juin
LXXL — M-ne GUYON A FÉNELON 2.
Dieu seul veut tout opérer chez vous ; et, quoiqu'il veuille bien se servir de sa créature, pour vous montrer la voie, par laquelle il veut que vous marchiez, — je puis vous assurer que c'est cependant lui seul. Il a si fort détruit cette créature, qu'il vit, agit et opère seul en elle et qu'elle aimerait mieux mourir mille fois que de se mêler de l'ouvrage qu'il fait. par elle, lui cédant si absolument toutes choses, qu'il me semble qu'il peut et veut seul en moi. Tout mon soin, sans soin ^, c'est de lui obéir aveuglément dans tout ce qu'il exige de moi. J'espère qu'il ne permettra pas que je gâte son ouvrage, et que je barbouille avec un misérable pinceau l'excellent tableau, qu'il veut faire en vous, qui n'est autre que l'image de Jésus-Christ dans toute sa beauté.
[Uouvrage de notre salut n est autre que la formation de Jésus- Christ en nous, et elle doit se faire par lui-même dans les âmes flexibles et souples à tous les mouvements qu'il imprime. — Les deux actions de Dieu dans l'àme : l'action destructive et l'action réparatrice. Douceurs que donne tout d'abord la présence de Dieu.]
Nous disons donc que, dans le commencement, rien