Sur ce genre de formule, cf. Lettre VIII, p. 36, n
ne s*opère pendant longtemps dans Tâme que par la présence de Dieu en foi savoureuse * . Je l'appelJe de cette sorte, pour la distinguer d'un état qui suit, que Ton appelle celui de foi obscure et nue ^, et aussi d'un autre état, qui ne fait rien à mon sujet, puisqu'il n'est point pour vous, ni pour toutes les âmes que Dieu veut beaucoup avancer et perdre sans aucune réserve, qui est un état lumineux en espèces^, visions, représentations^ extases, etc.
[Sécheresse et langueur de rame dans la foi nue. Le pourquoi de cette conduite de Dieu. Nécessité d'une destruction totale, pour être renouvelé en Jésus-Christ.]
C'est là toute l'économie de la grâce ; et quiconque s'imagine cent sortes d'inventions et de pratiques de dévotion, pour se sanclilier, quelque savant qu'il soit, il ignore la science des saints et les principes fondamentaux de la religion. Vous êtes à couNert de cela, vous à qui Dieu a donné les prémices de son Esprit, vous qu'il a rendu docile, en qui il a mis les marques de la filiation divine et qu'il a appelé à l'adoption des enfants. Mais je vous conjure d'être encore plus persuadé, qu'il faut que la destruction soit totale et sans nulle exception : je dis nulle, parce qu'elle ne sera pas selon vos idées, et qu'elle les trompera toujours, ne pouvant pénétrer, autrement que par votre expérience, la profondeur des secrets de Dieu, et combien ses routes sont inaccessibles à l'esprit humain : alliiado * etc
Quoiqu'il y ait bien des choses impénétrables et qu'il