I. Cf. Lettre du a6 juillet, p. 2^4 et n
a. C'est à ma connaissance Tunique exemple de ce mot. Ce barbarisme est du reste très naturel. On peut même dire qu'il manque à la langue. Fénelon dira ailleurs, en exprimant les mêmes idées, sous une forme plus correcte, mais moins juste : « D ne faut rien précipiter. » {Lettre à la comtesse de Montberon rfa ig octobre 1709, t. VIII, p. 702, g.)
3. Lettre à la comtesse de Montberon du 29 janvier 1701, t. VIII, p. 628, ^ : « Vous manqueriez à Dieu et au saint par ce défaut de simplicité. » Cf. encore, à la même, lettre du li février 1709, it/., p. 698. d
U. Paul de Beauvillier, comte de Saint- Aignan, né en octobre i648, destiné d'abord à l'église, puis, après la mort de son frère aîné, pourvu de la charge de premier gentilhomme de la chambre, était devenu duc et pair en 1679 par la démission de son père, qui lui laissa son titre de duc de Saint- Aignan ; mais il ne prit que celui du duc de Beauvillier. On sait que c'est lui qui fut nommé gouverneur du duc do Bourgogne.
188 FENELON ET M-"» GUYON
VOUS ne faites avec moi. Mais, pour le faire, il faut que j'attende une occasion de le voir. Quelle apparence d'à lier contre ma cou tu me à V[ersailles],dans un temps où une affaire est dans sa crise, et où beaucoup de gens s'imaginent que j'ai des prétentions*. M. de B[eauvillier] même n'en serait pas édifié et en aurait de la peine ; d'ailleurs quand je le vois, c'est pour un moment, et il est toujours pressé de me parler d'autres affaires, qu'il croit importantes à son extérieur. N'importe, je romprai simplement à la première occasion. De plus en plus tout à vous sans réserve en Notre- Seigneur*, et avec une reconnaissance que lui seul connaît. Ce 4 juillet 1689^*.
ÏAXIX. — Mn^e GUYON A FENELON *
11 me semble que toute crainte ^ me fût levée lundi à la messe, et que je n'en puis plus avoir avec vous. Je ne prétends pas, Monsieur, que vous fassiez un pas exprès pour aller trouver M. de, B[eauvillier]. mais que vous vous serviez de la première occasion, que Dieu ne manquera pas de vous fournir. Je ne croyais pas vous avoir mandé qu'il fallait y aller exprès. Du moins je ne l'ai pas prétendu, car cela n'aurait plus le même eifot. Je vous prie seulement de rompre la glace avec lui. Non
1. Il s'agit sans doute de 1' « affaire » du préceptorat des princes.
2. Lettre à la comtesse de Montberon du 27 octobre 1709, t. VIII, p. 703, d: (( Dieu sait combien il me fait être tout à vous sans résci've. »