‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 244 sur 350 · Cf. fragment d'autobiographie, p. 2 et n · texte numérisé non relu

Cf. fragment d'autobiographie, p. 2 et n

3. Cette lettre est une seconde ' réponse à la lettre de Fénelon du 5 juillet (p. 190-2) et à un billet de lui perdu. Elle doit être datée du 8 ou 9 juillet.

fi. T. V. Lettre LXIV, p. 398-6.

5. Cette lettre répond à une lettre de Mme Guyon que Dutoit n*iqdique pas. Je crois pourtant la retrouver dans le XIX" Discours du t. II des Discours chrétiens et spirituels (p. 1 28-1 44). Voici en effet le début du second paragraphe, qi^i fournit la classification même, dont Fénelon se sert ici *. a II y a trois sortes d'épreuves ou de tentations

ces tentations peuvent être si fortes, et l'opération de grâce si cachée dans Tàme, qu'alors l'âme n'aperçoit plus que la seule volonté de la chair, qui est la conçupiscence, et qu'elle appelle péché, ce qui n'est que la suite involontaire en nous du péché volontaire d'Adam. Je comprends même que dans la faiblesse, où Dieu permet que l'âme se trouve, il peut y avoir dans le corps de certains mouvements qui paraîtraient de vrais péchés, mais qui sont involontaires, ou par l'impulsion du Démon, ou par le ressort naturel des passions même. C'est ainsi que Jérémie et Job ont proféré des paroles, qui, prises à la rigueur, seraient de véritables blasphèmes, quoiqu'en effet ils n'aient point péché de leurs lèvres, ainsi que l'Écriture le dit du dernier*. C'est pourquoi Jésus-Christ, quia daigné nous donner un modèle pour toutes sortes de tenta-

par lesquelles Dieu puriRc Tàme : la première est les peines sur la pureté, la seconde sur les tentations de blasphème et la troisième (qui ne vient que dU défaut d'abandon dans ces deux premiers états) est une violence qui fait perdre l'esprit et qui conduirait au désespoir, si on n'était pas soutenu, etc. » (p. i2<)). Et voici encore une page de confession personnelle, comme on en a tant vu dans les lettres de Mme Guyon à Fénelon : « Je suis si certaine que cette défaillance sans violence sera votre épreuve, que je ne puis m'empccher d'écrire ceci, sans en pouvoir discerner la raison. Je ne sais ce que Dieu prétend de là ; pour moi, je n'ai qii'une chose à faire, qui est de lui obéir. Je suis certaine aussi que les misères et les faiblesses qui sont en moi, ne vous seront pas un petit sujet d'exercice, parce que tout vous mettra en défiance sans nulle assurance. 11 n'y a pourtant rien à craindre, malgré ce que je suis naturellement. Si vous voulez bien me dire tous les sentiments que vous aurez de moi, quand je les prendrais mal (ce que je ne crois pas qui arrive), cela servirait à vous perdre davantage » (p. 186-7). ^^^is, le reste du Discours n'étant qu'une dissertation théologique sans grand intérêt, je ne crois pas devoir le reproduire ici.

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