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Je n'entrerais point en réflexion sur vous, si Ton ne m'y faisait entrer. Votre lettre * m'a remis dans mon état naturel de paix et de large. Il faut que je vous dise devant Dieu, que depuis bien des années je ne me possède point, étant pour bien des gens d'une si grande réserve, qu'il m'est impossible de leur correspondre ; et pour vous, je ne puis faire autrement. La moindre raison que j'allègue, sufllt pour irriter Dieu contre moi ; et cela me met dans un état si violent, qu'il est insupportable. lime semble qu'il n'y a que l'expérience, que vous en aurez un jour, qui puisse vous faire concevoir ce que c'est que l'impuissance de se posséder.
Il faut savoir qu'il y a deux sortes de peines : des peines d'ordre de Dieu, qu'il inflige lui-même, et d'autres, qui viennent par le dehors. Quoique les peines^