Lettre XXIV, p
XXVIU INTRODUCTION
d'autres visibrement altérées *, des passages paraissent interpolés 3, des mots sont tombés, ont été mal lus, mal écrits ou mal imprimés. De toutes ces imperfections du texte, les éditeurs ne sont peut-être pas seuls responsables : Il se pourrait que ce « manuscrit authentique » dérivât du Livre des lettres, conservé par Mme Guyon, où elle faisait copier les siennes, avant de les envoyer, et celles de Fénelon, avant de les lui
retourner^. Ecrivant très mal, ne se relisant jamais, n'ayant aucune mémoire et « usant de redites* », elle laissait une tâche malaisée aux copistes et des diÉRcultés à ses futurs éditeurs.
Je crois offrir ici de cette correspondance mieux classée un texte plus sûr. Bien des incertitudes, d'ailleurs menues, y subsistent encore ^\ Telle qu'elle est pourtant, l'historien de la littérature s'y sentira désormais plus à l'aise, pour y étudier Fénelon et son roman mystique.
1. Lettres des 28 juillet et a5 septembre 1689, p. aaa et 282.